Petite soeur Marie, le nom religieux de Soeur Marie Coqueray, fondatrice de la Communauté de l’Agneau placée depuis la fin des années 1990 sous la responsabilité du cardinal Schonborn, fait l’objet depuis le printemps dernier d’un procès canonique du Tribunal pénal canonique national pour abus d’autorité (entre autres). Le siège de la communauté est à Plavilla dans l’Aude.
La communauté, qui mêle des aspects excessifs, voire problématiques tant des dominicains que des ordres mendiants et des charismatiques, connait des dérives diverses dénoncées par d’anciens membres, religieuses et religieux. Elle n’a pas non plus de charisme vraiment défini et navigue à vue, d’après les témoignages de religieux qui l’ont quittée.
Ceux qui souhaitent porter à la connaissance du TPCN des éléments sur cette congrégation et/ou sa fondatrice peuvent contacter le promoteur de justice du TPCN à l’adresse suivante : [email protected]
Trois diocèses font de la publicité pour cette communauté
Malgré le contexte canonique autour de la communauté de l’Agneau (à ne pas confondre avec une presque homonyme basée au Blanc dans l’Indre qui accueille des religieuses trisomiques), trois diocèses font de la publicité pour ses projets et appels aux dons :
- Arras et Lille, pour une construction de chapelle en bois à Béthune – le premier, avec Riaumont sur son territoire, devait pourtant être prudent vis à vis des communautés problématiques ?
- Lyon pour un monastère des petits frères de l’Agneau à la Croix Rousse, à proximité de celui des soeurs ouvert en 2018
Des implantations fermées dans plusieurs diocèses en France et Allemagne
Selon nos informations, plusieurs diocèses ont préféré mettre un terme en France et en Allemagne aux implantations de la communauté :
Sur les 10 dernières années les Petites Sœurs de l’Agneau ont quitté les diocèses:
- de Münster (Allemagne) en 2016
- de Rennes en 2016
- d’Avignon en 2019
- de Paris (où elles étaient installées depuis 2014) en 2022
