Suite à la mise en examen du curé de Libourne Benoit Roze pour pédopornographie et son placement sous statut de témoin assisté pour des »échanges extrêmement préoccupants » sur des sites gay « en évoquant des faits de viols sur mineur » que le mis en cause qualifie de « fantasmes« , le diocèse de Bordeaux a refusé de divulguer son nom pour préserver sa présomption d’innocence.
Sauf qu’il n’a pas été bien compliqué pour n’importe qui de trouver le nom dudit prêtre, dans la mesure ou :
- son nom n’apparaît plus en regard de sa biographie sur le site de la paroisse de Libourne/Fronsac
- sa fiche sur le site de ladite paroisse mène à une erreur 404 (mais ses sermons sont toujours disponibles)

Par ailleurs, dans le bulletin diocésain des 17-18 janvier va paraître le communiqué suivant, où là encore Mgr James affirme « je ne cite pas le nom du prêtre pour respecter la présomption d’innocence« .

Mais il est facile de le déduire du fait de l’effacement du prêtre en question.
Le bulletin paroissial du 11 janvier cite trois prêtres et un diacre

Le bulletin paroissial du 18 janvier cite deux prêtres et un diacre (et il n’y a plus de curé – même pas un administrateur paroissial en guise de feuille de vigne)

Déjà un précédent à Versailles
En avril dernier, le Parisien avait donné la parole à la victime d’un prêtre du diocèse de Versailles, par ailleurs exorciste, âgé de 63 ans et ex-curé du Mesnil saint Denis. Le diocèse n’avait pas communiqué son nom pour « respecter la présomption d’innocence », une fois de plus, mais quelques heures après sa fiche avait été supprimée sur le site du diocèse de Versailles. Ainsi que la dernière page des nominations le concernant, en 2024…

