L’enfant ne s’épanouira vraiment que dans un climat de joie. Entretenir la joie au foyer est pour les parents un devoir et une nécessité. Un devoir, car ils doivent se souvenir que les plus pures joies de sa vie, l’homme les goûte au cours de son enfance. Nécessité aussi, car la joie favorise la santé physique et morale, facilite l’éveil de l’intelligence, écarte le vice, entretient la confiance, contribue enfin à l’éclosion de la vertu. Entourée de joyeuse sérénité, la volonté accepte plus facilement et exécute d’un meilleur cœur les ordres et les conseils.
Créer autour de soi un climat de chrétienne allégresse, en répandre les rayons bienfaisants sur son passage est une des meilleures charités qu’on puisse faire.
La plupart des parents accaparés par leurs soucis ne réalisent pas les richesses qu’ils perdent – tant pour eux-mêmes que pour leurs enfants – à ne pas leur sourire. L’enfant auquel on ne sourit pas, ne sait pas sourire. Certes il y a dans la vie bien des difficultés, bien des ennuis, mais rien n’est plus funeste pour l’équilibre harmonieux de l’enfant que de les étaler sans mesure, sans égard à leur âge.
Extrait de « Soyons toujours joyeux » (Bulletin Pour qu’Il règne, FSSPX en Belgique)
