Le parquet de Libourne a annoncé ce 16 janvier la mise en examen d’un des prêtres de la paroisse, pour acquisition et détention d’image pédopornographique. Il est aussi placé sous le statut de témoin assisté pour des faits de viol sur mineur. Il est interdit de paraître à Libourne, d’exercer en lien avec des mineurs, et de se servir des ressources numériques utilisées pour commettre l’infraction pour laquelle il est mis en examen. Selon nos informations – confirmées localement et par plusieurs sources, il s’agit du curé titulaire de Libourne, membre de la communauté de l’Emmanuel, précédemment en poste à Nantes (2016-21) et Arcachon (2021-24).
Le diocèse de Bordeaux a communiqué sur le sujet, sans donner son nom – sous prétexte de présomption à l’innocence – sans un mot pour d’éventuelles victimes et pour se féliciter de n’avoir eu aucune plainte au sujet du prêtre. Il n’y en a pas besoin puisque la seule consultation d’images pédopornographiques suffit à constituer l’infraction, et justifier l’action du ministère public.
Bordeaux, le 16 janvier 2026
Mi-décembre un prêtre du diocèse exerçant à Libourne est venu me voir pour me faire part d’un usage répréhensible d’internet. Conformément au protocole signé avec les Parquets de Gironde, j’ai fait un signalement au Procureur. J’ai aussitôt pris les mesures conservatoires à l’encontre de ce prêtre : éloignement de Libourne et interdiction d’être en contact avec des mineurs. À ce stade de la procédure, la confidentialité m’avait été demandée par le Parquet.
Hier soir, le Procureur m’a informé de la mise en examen du prêtre. La presse s’en est immédiatement fait écho, précisant qu’il est mis en examen pour acquisition et détention d’image d’un mineur présentant un caractère pornographique, et placé sous le statut de témoin assisté pour des faits de viols sur mineur de 15 ans.
À ce jour, il n’y a, à ma connaissance, aucune plainte qui n’ait été adressée au diocèse de Bordeaux ou à la justice. Comme le rappelle le Procureur dans son communiqué, ce prêtre demeure présumé innocent.
Le diocèse de Bordeaux réaffirme avec force son engagement dans la protection de tous.
+Jean-Paul James
Archevêque de Bordeaux
Le maire de Libourne a lui aussi communiqué sur le sujet, sur Facebook et « salue la lucidité et la responsabilité de l’archevêque de Bordeaux » qui « rompt clairement avec l’omerta qui a trop longtemps gangrené l’Eglise catholique sur ces sujets ».

Erreur 404 sur la biographie du prêtre à la paroisse de Libourne
Selon nos informations, recoupées par plusieurs sources indépendantes, le prêtre en question est l’abbé Benoit Roze, curé de Libourne depuis septembre dernier. La paroisse nous confirme qu’il est injoignable, et interdit de séjour dans la localité girondine, plus connue pour ses fortifications anglaises (1270), sa gare de bifurcation ferroviaire qui commande les lignes du Périgord (axe Périgueux/Limoges et Bergerac/Sarlat), ses affaires de fraudes viticoles à répétition, et son sanctuaire Notre-Dame de l’Epinette.
La préoccupation du diocèse de Bordeaux d’effacer toute trace dudit prêtre le désigne numériquement mieux qu’un communiqué : son nom n’apparaît plus au-dessus de sa biographie sur le site de la paroisse de Libourne Fronsac et sa fiche conduit à une erreur 404.
Un prêtre de l’Emmanuel passé par Nantes, Arcachon et les SUF
Sa biographie justement retrace son parcours : « j’ai grandi à Bordeaux où je suis arrivé en 1998. Ma famille étant originaire pour mes deux parents du Maine et Loire. C’est durant ces années que ma vocation s’est affermie, en allant régulièrement et servant à la messe en semaine à partir de l’âge de 12 ans au Sacré-Cœur de Bordeaux. L’investissement dans le scoutisme (SUF) m’a aidé à grandir dans mon désir de me donner, en affermissant ainsi ma vocation avec une acuité particulière. En parallèle j’ai poursuivi mes études à Bordeaux IV avec une licence de droit. Suite à celle-ci, je suis rentré en propédeutique puis au séminaire. Étudiant à Namur puis à Bruxelles.

Erreur 404 sur la biographie du prêtre à la paroisse de Libourne
Un prêtre de l’Emmanuel passé par Nantes, Arcachon et les SUF
