Située dans un quartier excentré au sud de Charleroi, l’ancienne commune de Couillet, la seule église saint Basile de Belgique va être bientôt démolie, après avoir été désaffectée depuis des années. La première pierre de l’église avait été posée en 1865.
Commandée par Basile Parent (1807-1866), né à Couillet, dans une famille modeste, puis tour à tour ingénieur, industriel et banquier et, bien qu’habitant place Vendôme à Paris, bienfaiteur de sa commune natale, cette église voit sa première pierre posée 14 mars 1865, un an avant sa mort. « Basile Parent décédé, ses enfants, Auguste, Joséphine, comtesse Le Bœuf de Montgermont, et Mathilde, marquise des Roys, poursuivent l’œuvre de leur père. L’architecte Auguste Quinet, achève la construction en un temps record : en mémoire de Basile Parent, l’église est consacrée à saint Basile, le 8 septembre 1868« , dans un style néogothique monumental.
« La famille Parent commande un mobilier de qualité qui s’accorde avec l’architecture, du pur néo-gothique… Quant aux orgues, l’instrument originel disparaîtra au profit du buffet actuel, cadeau d’un ancien bourgmestre, Gustave Quinet, en 1906. Réalisé par le facteur d’orgues Théophile Delmotte et Fils, de Tournai, l’instrument a été classé le 2 juin 2009 par la Région Wallonne« …mais il a pâti d’un vol de tuyauterie début mars qui le rend probablement irréparable. Léguée par la famille Parent à la fabrique, cette église se retrouve trop grande pour une Belgique en pleine déchristianisation et où la pratique religieuse s’effondre. L’église finit par être abandonnée, et faute de repreneurs vouée à la destruction.
Un autel pour Notre-Dame du Liban à Paris
La RTBF précise que « si la majeure partie des meubles ont été récupérés par d’autres édifices du culte et y retrouver vie, dernièrement, le dernier autel a – légalement cette fois – pris la direction de Paris pour un avenir meilleur… La cathédrale Notre-Dame du Liban a montré son intérêt pour l’autel de la Vierge. Restait à budgétiser son démontage, son transport et sa reconstruction. Heureusement, tout est bien qui finit bien : le meuble a été démonté le samedi 22 mars et a pris la direction de la Ville Lumière pour ouvrir un deuxième chapitre de son existence ».
Cette nouvelle me surprend beaucoup.
Je croyais que Vatican II était la nouvelle Pentecöte de l’Eglise, le printemps de l’Eglise.
On m’avait dit aussi que les jeunes étaient enthousiasmés par la nouvelle messe et que depuis la création de cette nouvelle messe des millions de jeunes affluaient chaque dimanche dans les églises.
Me serais- je trompé ?