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À la sauce synodale ?

Commentaires (3)
  1. Courivaud dit :

    Voilà le dernier hochet à la mode ; de la nov’langue et surtout beaucoup de servilité à l’égard du gouvernement du pape “heureusement régnant”.

    On pourra dire que les évêques en France n’accomplissent plus leur mission et ne font plus de l’Eglise en ce monde un signe de contradiction, surtout à une époque (le marqueur important de cette évolution est la crise sanitaire de 2920-20222) où dans nos pays la démocratie prend de plus en plus l’allure de dictature insidieuse et de plus en plus militante.

    Que feront les fidèles pour éviter que l’enfer ne s’installe sur la terre ?

  2. Benoît YZERN dit :

    Il est possible que plusieurs objectifs soient poursuivis “en même temps” par les synodalistes :

    – faire diversion, pour pouvoir faire en sorte que les fidèles pensent et parlent le moins possible de l’échec du Concile et de la faillite de l’après-Concile, ou pour pouvoir faire en sorte qu’ils “remontent” le moins possible des conséquences aux origines du Concile,

    – actualiser la poursuite de la prise d’appui sur le Concile en tant que référentiel fondamental, mais en faisant le moins possible allusion, d’une manière affichée, assumée, explicite, manifeste, à Vatican II, c’est-à-dire à un Concile des Trente glorieuses qui est associé à une tout autre époque de l’histoire de l’Eglise et du monde,

    – institutionnaliser la dynamique d’auto-dépassement du christianisme catholique contemporain, de moins en moins identitairement et théologalement catholique, et de plus en plus fraternitairement et partenarialement contemporain, pour rendre cette dynamique encore plus définitive et dominatrice qu’auparavant.

  3. Benoît YZERN dit :

    Pendant que l’on passe du temps et que l’on prend du temps pour prioriser et faire prioriser la synodalisation ou la postmodernisation de l’Eglise de François, petite-fille de l’Eglise du Concile, on risque de manquer de temps pour redécouvrir et faire redécouvrir l’Écriture, la Tradition et le Magistère pontifical antérieur, en tant que porteurs d’aliments doctrinaux et spirituels foncièrement contrariants ad extra et exigeants ad intra.

    Par ailleurs, on est en droit de s’interroger sur la finalité du vocabulaire et des argumentaires à caractère synodal : s’agit-il une fois de plus, comme dans les années 1960-1970, de provoquer, quoi qu’il en coûte, une transformation des structures mentales des clercs et des laïcs ?

    La contribution à la transformation des structures mentales des membres de l’Eglise du Christ ou du Peuple de Dieu fait-elle bien partie des attributions officielles des évêques ?

    Mais après tout pourquoi s’étonner, au contact de cette stratégie de remodelage des consciences et des personnes, qui rappelle ce livre ?

    https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/18407/lexique-du-pape-francois