Dans le site Der gerade weg, l’abbé Pfluger, premier assistant du Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), a donné un entretien intéressant qui aborde aussi bien la situation de sa fraternité que celle de l’Église catholique. La crise de l’Église n’empêche pas l’abbé Pfluger de défendre une vision objective de la situation. De même, il aborde les difficultés réelles qui pèsent sur la FSSPX et n’écarte pas les dangers qui peuvent la guetter (pessimisme généralisé, isolement, exclusivisme…). Tout cela est sereinement évalué.
Ainsi, abbé Pfluger rappelle la sérénité de Mgr Lefebvre, dont la confiance envers l’Église catholique est restée inébranlable, y compris dans les moments les plus critiques. En 1988, deux ans après Assise, il avait signé avec Rome un protocole d’accord avec Rome sur lequel il revint de facto pour des raisons pratiques touchant aux consécrations épiscopales (l’abbé Pfluger rappelle la portée réelle de ce refus qui ne repose pas sur des raisons doctrinales).
On portera donc à la connaissance des lecteurs quelques affirmations de cet entretien qui livre une analyse sans concession sur les difficultés propres au mouvement traditionaliste. L’abbé Pfluger vise la FSSPX, mais les constats pourraient être appliqués à d’autres communautés.
Souvent attaqué par les « résistants » (nota: les dissidents de la FSSPX qui refusent les accords avec Rome et qui attaquent souvent la maison-mère de Menzingen), l’abbé Pfluger entend faire pièce aux arguments qui invoquent le comportement de Mgr Lefebvre pour s’opposer à toute réconciliation avec Rome:
Au contraire, ladite Résistance, qu’il faudrait plutôt qualifier de « pseudo-résistance », s’est déjà divisée sur cette interprétation. Les plus acharnés d’entre eux déclarent ouvertement que Mgr Lefebvre se serait trompé parce qu’il n’aurait pas fondamentalement exclu tout contact avec le Saint Siège et une régularisation de la position de la Fraternité. Il est habituel de chercher à légitimer la situation présente par l’histoire et les enseignements de cette dernière. Ainsi on est tenté de représenter les événements passés et les personnages sous un éclairage favorable aux thèses actuelles. La « Résistance » fait tout ce qu’elle peut pour instrumentaliser Mgr Lefebvre en faveur de ses idées. Toutefois ce dernier était beaucoup trop catholique, trop partisan de l’Eglise universelle pour entrer dans le jeu de ce sectarisme. Sa pensée et son action étaient larges, à la dimension du monde, c’est-à-dire catholique. Père du Concile qu’il était, il a signé en 1988, deux ans après le scandale d’Assise, un accord qu’il a dénoncé pour la seule raison qu’il était convaincu que Rome ne respecterait pas les accords (Délai du 15 août pour les consécrations épiscopales). En ce qui concerne la pseudo-résistance, il ne s’agit pas seulement de falsification de l’histoire. Ces gens-là élaborent, à partir de questions d’ordre pratique, d’intelligence, de diplomatie, une question de foi de leur propre crû.
L’abbé Pfluger fustige également la tendance au repli et à l’isolement, qui guette les mouvements traditionalistes. Au passage, il égratigne l’«attitude de refus» qui découle de l’amertume de cinquante années de crise de l’Église: elle empêche de s’étendre:
Nous avons tout : notre prieuré, notre école élémentaire, notre communauté, notre évêque. Que désirons-nous de plus ? Les croyants sont souvent aussi culturellement des conservateurs qui ne souhaitent surtout aucun changement. C’est pourquoi nous ne sommes pas aussi missionnaires que nous le pourrions, parce que nous ne souhaitons pas la bienvenue à d’autres arrivants porteurs d’idées et d’expériences nouvelles, car l’accroissement d’une communauté équivaut toujours à un changement. Avec toutes les expériences traumatisantes vécues depuis plus de 50 ans maintenant, toute nouveauté est considérée comme suspecte. C’est pourquoi on se cantonne dans une attitude de refus.
De même, l’abbé Pfluger souligne un phénomène bien présent, mais dont l’analyse reste encore taboue: le « sentiment de profonde lassitude, de déception (…), de ras-le-bol » qui s’empare des milieux traditionalistes. Certes, il existe des zones géographiques où les communautés sont dynamiques, comme l’Amérique du Nord, les Philippines (la FSSPX y connaît une extension importante depuis 20 ans) ou la Pologne. Le découragement et l’usure peuvent avoir des effets pervers et conduire le mouvement traditionaliste à une certaine nécrose.
Je n’établirais toutefois pas un lien entre ce phénomène et celui de la « Résistance ». Il s’agit d’un problème général qui nous touche tous. Cela explique certainement le scepticisme qu’inspirent les efforts déployés en vue d’une régularisation de la Fraternité, mais le problème est plus étendu. Il s’agit fondamentalement d’un défi d’ordre pastoral. Il y a certes des exceptions là où surgissent de nouvelles communautés, de nouveaux groupes comme en Afrique, à l’Est (Pologne), aux Philippines surtout, en Amérique du Nord, dans de jeunes communautés religieuses. Mais à l’échelle mondiale, on observe que se répand dans les anciens milieux traditionalistes bien établis une sorte de malaise général. C’est un sentiment de profonde lassitude, de déception aussi, de ras-le-bol diraient les Français, ce qui en allemand se dit « die Nase voll » (plein le dos, plus d’envie). Ce malaise touche les individus, mais aussi les familles, les collectivités, les communautés, l’apostolat. Mais comme nous l’avons dit, il y aussi des exceptions.
Aux premiers temps du mouvement traditionaliste, l’enthousiasme était général, omniprésent. Des conversions et vocations abondantes, des fondations et centres de messe dans le monde entier. Le point culminant de cet enthousiasme a été noté lors de l’événement des sacres des évêques en 1988. Même l’archevêque avait la ferme conviction alors que la crise s’apaiserait rapidement, que l’Eglise retrouverait bientôt la Tradition. Mais la crise dure, dure toujours, devenant de plus en plus grave. D’aucuns rêvaient encore d’une croissance exponentielle dans les années 80 ; mais entre-temps les vocations tarissent et ne permettent plus de combler les départs et de stabiliser les communautés. En deux mots : la réalité n’est pas aussi simple que bon nombre se l’était imaginée ; ou comme l’a formulé il y a peu le Supérieur Général : « Nous avons idéalisé notre situation. »
Aucun de nous, parmi les supérieurs, n’a pu s’imaginer en 2006 que le Saint Siège aurait retiré le décret d’excommunications de 1988 et que par un Motu proprio, le Pape déclarerait que la « Messe ancienne » n’a jamais été abrogée, qu’elle avait sa place au sein de l’Eglise .En 2006, l’attitude de Rome à notre égard était agressive, apodictique : vous suivez ou dehors ! Depuis lors, quelque chose s’est mise en branle. Lors de la dernière rencontre avec le Cardinal Müller et la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, il est manifestement apparu que le Saint Siège se trouvait confronté à de gigantesques difficultés.Le mouvement de la Tradition n’est plus désormais quantité négligeable, pas plus que les excentricités du pape et les canonisations en masse par ci par là. Il y a six ans, le Supérieur Général n’a pas été autorisé à célébrer à Lourdes lors du grand pèlerinage. Cette année, l’ordinaire nous souhaite la bienvenue et nos trois évêques célèbrent la messe dans la basilique des pèlerins. Nous devons garder cela sous les yeux : un cardinal-préfet s’oppose à un autre ; des cardinaux de la Sainte Eglise critiquent ouvertement le Pape, lequel met en débat des questions de morale ! Même à notre égard, la politique ne recueille plus l’unanimité : le Pape déclare clairement que nous sommes catholiques, un ordinaire décrète que nous sommes schismatiques… « L’unité » est là ; « Rome » n’est plus un bloc ; personne ne sait à quoi aboutira la réforme de la Curie.
« Extra ecclesiam nulla salus », ce qui vaut pour l’Una sancta, la sainte Église, dont la taille dépasse celle de la FSSPX ! Mais votre question est très importante et malheureusement très actuelle. Peut-être certains vont-ils penser que le mouvement traditionaliste est l’Église ; en dehors de chez nous, la vraie foi n’existe pas, pas plus que de fruits spirituels. Ce serait là une tentation en rien conforme à la nature de l’Église, ne pouvant pas même être justifiée par la crise ou les scandales se produisant dans l’Église.
Elle résulte du fait que, tant dans la liturgie, et tout particulièrement dans l’art religieux, que dans la doctrine et la spiritualité (usages, dévotions, pratiques religieuses), on est tenté de confondre la véritable dimension de la Tradition avec les traditions c’est-à-dire avec la manière dont on s’est comporté au cours des deux derniers siècles en matière d’Église et de religion. Voyages à bas coût, mondialisme et multi-culturalisme, autant d’éléments d’ouverture et d’élargissement des horizons. Les traditions peuvent être si différentes, précieuses et fondées, sans toutefois relever de la loi naturelle. Ce qui est d’usage ici est impensable ailleurs et inversement.Je suis revenu des Indes il y a quelques semaines et je pense immédiatement au « Dhoti », l’habit traditionnel de l’homme et au « Sari » pour la femme ; en termes simples, les hommes portent la robe et les femmes, le pantalon. A Tokyo, j’ai dû dire la messe dominicale sans chaussures, et aux Iles Fidji, j’ai été reçu avec des « Cava », boisson traditionnelle, infecte et qui, au surplus, vous démolit le foie. N’est-on pas tenté de stigmatiser de « moderniste », « libéral », « maçonnique », tout ce qui n’est pas conforme à la routine des 19ième et 20ième siècles. Une tradition aussi erronément conçue n’est pas attrayante, ne peut convaincre, pas plus d’ailleurs qu’on ne peut édifier l’Église selon l’image qu’on en a des années 50 ou selon les arguments mis en valeur dans les années 70. Il faut un vaste travail de formation et d’information, de l’intelligence et de l’esprit de discernement.
Nous faisons partie d’un mouvement de rénovation puisant à la Tradition, d’où sa vigueur. Nous en sommes un élément important pour le sauvetage de la liturgie romaine qui, en fait, est l’œuvre de Mgr Lefebvre, élément même indispensable. Nous en sommes fiers. C’est tout à fait particulier, une élection ! Cela ne signifie pas que tous les autres valent moins ou ne produisent pas de fruits spirituels et que celui qui penserait cela prenne garde de tomber. On peut avoir l’impression parfois que le mouvement de rénovation achoppe parce que malheureusement il n’est pas uni. Les autres ne coopèrent pas réellement avec nous parce qu’à leurs yeux, nous sommes à « l’extérieur » et notre Résistance ne veut pas coopérer avec eux parce qu’ils sont à « l’intérieur ». La division n’est jamais œuvre du Christ.
Voyez, nous formons un mouvement issu du refus des réformes instaurées à la suite de Vatican II. Nous représentions le canot de sauvetage pour bon nombre de catholiques vraiment pieux qui, dans les années 70 et 80, ne se sont tout à coup plus reconnus dans leur Eglise et qui, pour cette raison, sont attachés à ce qu’ils détiennent. Mais il nous faut maintenant expliquer que nous ne vivons plus à cette époque, que la situation a poursuivi son évolution et que, de ce fait, nous devons continuellement nous repositionner. Les croyants se rendent compte aussi que la crise de l’Eglise n’est pas résolue, qu’elle empire même. Il en résulte donc une contradiction interne entre l’expérience et les préoccupations des uns, d’une part, et les attentes des autres, d’autre part, en dehors de la réalité. Cette contradiction, je n’en disconviens pas, nous incite à agir. Nous avons échappé au naufrage après le Concile mais pour cela précisément, nous sommes confrontés à de nouvelles difficultés en raison de la particularité de notre situation.
Mon Dieu ! Je ne sais par où commencer ! Restez surtout unis, unis dans un même désir, rester dans la Foi catholique avec le respect dû au Pape François. Pour moi, sur des modes différents, vous êtes une bouée de sauvetage pour le Vatican, pour l’église du Christ. Le Seigneur n’aime pas les divisions et j’étais heureuse de se rapprochement avec le Vatican. Notre église de Rome, n’est plus vraiment l’église du Christ malgré la bonne volonté des trois derniers Papes et de certains de leurs prédécesseurs. Votre Fraternité et Rome vivent le même problème avec des nuances différentes. Il y a longtemps que beaucoup d’Evêques ne suivent même plus les directives du Pape. Cela nous fait beaucoup souffrir. Car, entre ce que dit le Pape François et nos paroisses, il y a une marge effrayantes. Et nous faisons tout pour le dire à nos prêtres et même nos Evêques. Heureusement, il y a encore des prêtres magnifiques, profonds et obéissants à leurs consciences, mais âgés……..pas mal de jeunes prêtres (peu d’ordinations vous le savez) voudraient remettre les choses en place. Mais dès qu’il font un travail et un ministère merveilleux, simple, mais empreint de sacré, il se font renvoyer dans leurs pays ou mis sur une « voie de garage ». Nous avons tant espéré que l’union pourrait se faire entre vous et le Vatican. Je reste fidèle au Pape jusque maintenant. J’attends, nous attendons d’avoir du recul. Mais lorsqu’un enfant est malade, c’est à ce moment qu’il a le plus besoin de nous. Aussi nous espérons être les petites épines qui font réfléchir……..nous prions l’Esprit-Saint. A travers vos écrits, je sens votre grande préoccupation d’une division entre vous et je demande humblement au Seigneur de vous en préserver. Je termine en vous disant PAIX !
Ce que dit l’Abbe PFLUGER est marqué au coin du bon sens.
Pour ma part, traditionaliste convaincu, j’ai toujours ete heurte par cette obstination des tradis a refuser d’evoluer et a éviter tout dialogue avec les autres refusant toute évolution et toute remise en question.
Je me suis même fâché avec eux quand ils sont même allé jusqu’a critiquer SS BENOIT XVI qui nous avait pourtant bien tendu la main…
Comme dit Lamblin, cette interview est marquée par le bon sens.
Au risque de caricaturer, autour de moi, j’observe que la petite mouvance résistante est composée de beaucoup de gens déclassés, ultra-politisés, un peu trop épris des vues de Mgr Williamson, convertis de fraîche date ou blasés d’une manière ou d’une autre par la vie, qui sont dans une surenchère permanente et qui ont un compte à régler avec la société. Ils sont dans une vision de repli et ont un maître mot : ne rien changer. Je crois qu’il faut prier pour eux, car ils sont surtout pris de panique par l’évolution d’un monde bouleversé et en général sont de braves gens. Les membres dirigeants de la FSSPX sont plus réalistes, voyagent beaucoup, sont liés aux familles, aux sources de vocations, cherchent à faire connaître la messe traditionnelle ou la doctrine, même si ce n’est pas par eux. Il sont dans une vision d’expansion. L’abbé Pflüger a trois frères dans la FSSPX, et autant de neveux je crois.
… je crois, Christian, qu’il faut éviter de parler d’eux de manière aussi méprisante,
Les déclassés, on en trouve partout, et cela ne vise pas que les lefebvristes.
J’ajoute qu’il est déplacé de tirer d’un cas (« la petite mouvance »), une généralité( « il faut prier pour eux »…. « les braves gens » ah oui, merci pour eux !) avec cette condescendance mal dissimulée.
Pour une fois qu’une dépêche (relater un entretien) a une visée journalistique intéressante, on pouvait s’attendre à mieux de votre part : changez de lunettes !
Si tous les traditionalistes (FSSPX ou autres) pouvaient montrer la même hauteur de vue que l’abbé Pfluger !
Beaucoup en effet confondent la Tradition bimillénaire de l’Eglise avec les pratiques en vigueur au XIXème ou en 1950, mettant sur le même plan le Veni creator et Chez nous soyez reine. Beaucoup critiquent -à juste titre- la vacuité des chants français de la messe ordinaire, tout en trouvant géniaux « Je suis chrétien, voilà ma gloire » et « Au ciel, au ciel, au ciel, j’irai la voir un jour » sous prétexte que ce serait « traditionel ». En architecture, hors du néo-gothique, point de salut. Cette tendance se retrouve aussi chez les jeunes prêtres de la forme ordinaire, pour qui la tradition consiste au retour des dentelles et du « mois de Marie ».
Si beaucoup de « progressistes » ne voient que Vatican II, beaucoup de tradis font une fixation sur les papes entre Pie IX et Pie XII, mais ne remontent guère au delà du XIXème.
En gros, la majorité de l’Eglise est restée coincée aux années 60-70, et les tradis en 1950. Il faut donc retrouver le vrai sens de la Tradition pour pouvoir regarder l’avenir.
cher professeur,
Je crois que votre vision des « conciliaires » et des « traditionnalistes » date de l’époque du professeur Tournesol….
Vous avez trop lu Tintin, (ses dernières aventures datent de 1976….).
tâchez de faire les sorties de messe en différents lieux où s’exprime « la diversité » (pas comme au PS….) de l’Eglise.
Et vous rédigerez votre commentaire de fond en comble….
Ne parlons pas des cantiques et de l’architecture…. là aussi, vous datez…
J’avoue que mon propos est un peu binaire, ceci dit, je n’ai pas dit « TOUS » les tradis sont comme ci, mais « beaucoup », c’est différent. Si je ne suis pas un expert du tradiland, l’assistant de mgr Fellay doit savoir de quoi il parle quand il dit qu’on est tenté de confondre la Tradition et les traditions du XIXème.
Ceci dit, tant mieux si je me trompe.
Prions donc! Le Seigneur est là, endormi dans cette barque agitée par la tempête et Il nous a assuré que l’Eglise ne serai pas vaincue par le mal. A nous d’ajouter notre petite contribution à cette lutte qui nous dépasse mais qui est celle commencée au début des temps.
Jusqu’à la fin des années ’80, personne n’imaginait la possibilité d’un effondrement général, comme des châteaux de cartes, de l’Union Soviétique et de tous les régimes communistes d’Europe de l’Est. Cela avait commencé en automne 1989 avec des mouvements de foule et des manifestations incontrôlées dans des villes d’Allemagne de l’Est lesquelles ont vite abouti à la chute du mur de Berlin. Quelques pasteurs protestants courageux avaient lancé le mouvement avec des rassemblements organisés dans une église de Berlin-Est.
Moi, je crois que la structure moderniste dans l’Eglise catholique n’est pas éternelle et que ce qui est arrivé au Bloc de l’Est pourrait également arriver à l’Eglise de Vatican II. Une occasion semble se dessiner pour la fin de cette année. En effet, les modernistes fêteront les 50 ans de la clôture du concile (8.12.1965), avec des discours pompeux plein d’orgueil et d’autosatisfaction. A l’approche de cet anniversaire, pourquoi les traditionalistes n’organiseraient-ils pas des campagnes anti-Vatican II avec des slogans-choc médiatisés, comme ils le font contre l’avortement ? Je pense que quelques manifestations (priantes) à Rome, surtout sur la Place Saint-Pierre, et qui réclamerait l’abandon de Vatican II, pourrait ébranler le système. La célébration d’un grand exorcisme, en public et devant la télévision, contre les mauvais esprits qui occupent le Vatican, serait évidement d’un grand secours pour précipiter la fin de la période conciliaire dans l’Eglise catholique. C’est mon rêve le plus cher. Chaque fois que je prie le chapelet, je récite après celui-ci, la prière à saint Michel: »Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat… » pour que l’évènement inattendu, mais voulu par la divine Providence, se produise et que l’Eglise soit libérée des chaînes du funeste concile.
Oui, cher Xavier, il s’agit de précipiter la chute du « mur de Berlin » qui est dans Rome aujourd’hui et de se débarrasser de cet « ictus » qui dure depuis plus longtemps que naguère la division idéologique de l’Allemagne, à savoir le fait que le « Rhin se jette dans le Tibre ».
Mais cela a déjà commencé : pensez par exemple au pèlerinage « Summorum Pontificum » qui rassemble de plus en plus de monde fin octobre à Rome et il faudrait que les traditionalistes toutes tendances confondues s’y rendent en masse à présent.
Et puis il faudrait que le moment venu, nous défilions toutes les semaines devant les évêchés en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, etc. (mieux que les « veilleurs ») pour demander le retour de la foi dans le magistère chez nos évêques qui l’ont manifestement déserté « au nom de Vatican »,un peu à la manière des « marches du lundi » qui, à Leipzig, à l’automne 1989, précipitèrent la chute de la RDA.
Merci beaucopup, ce Xavier, je suit complètement d’acord avec vus. Malheuresement, ici en Italie, je suis parfois consideré un peu fanatique, à motif de mon désir du retour de l’église catholique traditionelle. J’ai fait connaitre votre initiative en Italie, peut tre qu’elle soit acceptéé. Bonne chance avec laide de Maire SS.me, « sine labe originali concepta »
Sante carrières / attaques Cardinal Vingt-Trois Bertone : il prendra sa retraite . Et sur la Curie : il n’ya pas de communication , un organisme est âgé . Alors que les prêtres français allonge l’ombre de Lefebvre …
Friday , 22 Juin 2012 – Les 13:23:00
André Vingt-Trois , archevêque de Paris , le cardinal et président de la CEF , la Conférence épiscopale française , a franchi l’inertie . Malgré les paroles rassurantes prononcées par le Frère Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone , le cardinal a déclaré que son cisalpino dans une interview il ya quelques jours sur Radio Notre-Dame , la station catholique français . Il a pris un certain nombre de cailloux dans la chaussure . Vingt-Trois , ancien collègue et très proche de Cardinal Jean -Marie Lustiger , son prédécesseur à la tête du diocèse de Paris , et à son tour, très proche de Jean-Paul II , n’est pas attribuable à l’Eglise Bertonian , ainsi qu’une bonne partie de l’Eglise française , » qui , cependant, souffre non seulement la pacification avec Lefebvre » , a dit une source du Tibre . Voici pourquoi : «Ils ( les Français , NDLR) , si vous venez pour passer commande 100 prêtres par an est suffisant, Lefebvre ont lieu des séminaires avec au moins 50-100 membres par an court , d’une part , il ya le . Eglise dans une crise des vocations , sur les autres traditionalistes qui recueillent un certain consensus » .
L’ombre d’un LEFEBVRE – fait : selon les statistiques de l’Eglise catholique en France , pris dès le site de la CEF , les prêtres diocésains en 2008 étaient 15 008 , 14 097 l’année suivante . Une légère baisse parce que, comme l’a noté » vin nouveau » , en 2009 , les commandes de nouveaux prêtres n’étaient que 89 et à la fin de cette année dans les séminaires à travers les Alpes , il y avait 756 séminaristes , dont 15% ( 113 ) étaient de pays étrangers ( mais qui sera incardiné dans l’Église française ) . Plus de la moitié des prêtres français de plus de 75 ans . Les lefebvristes déclaré en 2010 au lieu de 529 prêtres et 201 séminaristes ( plus de 38 pré- séminaristes ) . En bref , le nombre de séminaristes de la Fraternité Saint-Pie X ( le nom officiel de Lefebvre ) est égale à un tiers de ceux de la France , avec un clergé , cependant, numériquement beaucoup plus large . C’est assez pour vous donner une idée de la façon dont certaines mesures prises au Vatican ( maintenant nous parlent d’une prélature personnelle , c’est à dire un diocèse sans territoire , lefebvristes à offrir en échange de leur acceptation du Concile Vatican II et la fermeture d’une longueur de fracture pour décennies ) peuvent être réunis à Paris .
» ? Bertone à la retraite» – Et Vingt-Trois , dans une interview à Radio Notre Dame , la chaîne catholique française , ne manquez pas l’occasion d’avoir son mot à dire : Bertone démissionner – ou se résigner – Le 2 Décembre , à l’âge de 78 années ; la Curie romaine est une voiture vieille de plusieurs siècles et ne convient pas pour » tous » à l’opération de l’Église d’aujourd’hui . Vingt-Trois de la Justice a fait remarquer que : « Après le Concile, Paul VI quand il a voulu lancer de nouveaux projets , a été forcé de créer des organes ad hoc Ainsi , Benoît XVI a créé le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation Tout cela permet d’ . . avancer, mais pas réformer le fonctionnement de l’ensemble du système . » Rien n’a changé en somme , pour le cardinal , qui ajoute: «Aujourd’hui , chaque département travaille pour lui-même et les communications entre eux sont parfois lents ou inexistants , sauf si elles sont transportées à travers les conversations des cardinaux . » Qu’est-ce que cela ferait ? » Un travail de raffinement et de la coordination de l’opération est absolument nécessaire . Pontificat Mais chaque hausse voix cycliquement à dire que, finalement, le nouveau pape va réformer la Curie et la volonté de travailler . On voit que ce n’est pas si facile à faire . »
Vatileaks , bien triste – Enfin un soupçon de Vatileaks . Pour Vingt-Trois , » Il ya les faits eux-mêmes : le vol de documents confidentiels et l’arrestation du majordome du pape Tout cela est très triste , tout d’abord de voir que Benoît XVI lui-même trahi la confiance qui a accordé à son environnement plus près » . Mais plus que tout : « C’est aussi une épreuve pour l’Eglise tout entière , qui ne sait pas quoi penser de l’opération de la Curie . » Une pensée et une difficulté à l’étranger se font sentir pour beaucoup.
Au modérateur
il faudrait couper le micro à Olga, ou Olgo
Sincères félicitations à Monsieur l’abbé !
Quelles clairvoyance et intelligence !
Puissent de tels saints prêtres être entendus !
En union de prières avec tous les hommes de bonne volonté pour la gloire de Dieu.