La Belgique continue de glisser vers l’abîme et la culture de mort systématisée, en illustrant à merveille ce qui attend la France si la loi sur la fin de vie est votée. L’euthanasie a encore augmenté de 12% entre 2024 et 2025 et représente aujourd’hui 4% des décès en Belgique.
Selon la commission de contrôle de l’euthanasie – une simple chambre d’enregistrement statistique, en réalité, « 4486 personnes sont décédées via euthanasie l’année dernière en Belgique, soit une augmentation de 12,4% par rapport à 2024 d’après des chiffres publiés par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie.
La majorité des personnes demandeuses étaient âgées de plus de 70 ans (73,7%), dont 45% de plus de 80 ans. « L’euthanasie chez les patients de moins de 40 ans reste rare (1,4%) », note la commission, qui signale qu’un cas d’euthanasie a concerné un mineur en 2025, « portant à sept le nombre total de cas depuis l’extension de la loi aux mineurs en 2014. »
Pour la moitié des demandes d’euthanasie, les personnes concernées étaient atteintes d’un cancer (49,9%). Les autres raisons les plus courantes pour ces demandes d’euthanasie concernaient des personnes atteintes de polypathologies (29,6%), de maladies neurologiques (8,2%), de maladies respiratoires (3,3%) et cardiaques (2,4%)« .
Enfin comme les années précédentes, les demandes d’euthanasie rédigées en néerlandais – donc côté flamand ou dans parmi la population flamande de Bruxelles-Capitale – sont majoritaires, trois fois plus nombreuses qu’en français. Ce qui est une bonne illustration de la mort de la Flandre jadis catholique, à l’origine de milliers de vocations religieuses et missionnaires, autant que les dérives schismatiques et protestantes de certains de ses évêques.
