Après le tollé suscité en Argentine et dans le monde par le mariage – en connaissance de cause – de deux activistes LGBT transgenres, certes de sexes biologiques différents, dans une paroisse du diocèse de Corrientes, ce dernier a été déclaré nul et non avenu par l’évêque. Ce dernier, Mgr Larregain, a donné une longue explication de sa décision :
« L’évêque Mgr Larregain a expliqué à ACI Prensa que l’annulation du sacrement avait déjà été promulguée et détaillée : « Ce décret considère spécifiquement que l’Église, en vertu de la sauvegarde des sacrements confiés par le Christ, établit par le biais du Code de droit canonique et de la discipline ecclésiale les conditions essentielles de la validité et de la licéité du sacrement de mariage, et que l’omission de ces exigences empêche cette célébration d’être considérée comme sacramentelle. »
D’une part, le prélat a souligné qu’elle manquait de validité canonique et, d’autre part, que sa nature publique « a engendré la confusion parmi les fidèles ».
L’annulation était fondée sur deux raisons, expliqua l’évêque Larregain, ajoutant : « Tout sacrement est constitué de matière et de forme. En l’espèce, le sacrement de mariage consiste en l’union des époux et le mariage. Or, ici, la matière et la forme font défaut. Pourquoi ? Premièrement, pour des raisons ontologiques, et deuxièmement, pour des raisons phénoménologiques. L’aspect ontologique se rapporte à ce qui est ; l’aspect phénoménologique, à ce qui est vu ou montré.
« Il y a là une contradiction, une dissonance entre l’ontologique et le phénoménologique. C’est pourquoi, pour cette raison, il est déclaré nul ipso facto . Qu’est-ce que cela signifie ? Il est nul dès l’instant où il est prononcé, car il ne constitue pas le sacrement ; autrement dit, il n’y a pas de sacrement en tant que tel », a-t-il souligné. »
En revanche, le prêtre qui les a mariés échappera à priori à toute sanction canonique – l’évêque affirme que sa décision de rendre nul le mariage clot le dossier sur le plan disciplinaire.
