Le 11 novembre dernier, une formation à la protection des mineurs avait lieu au sein du diocèse, pour les intervenants laïcs et religieux. En voici un résumé :
« L’ambiance était sérieuse et grave pour aborder la thématique des violences sexuelles commises dans l’Eglise envers des mineurs. Malheureusement, les faits anciens mais également actuels nous en rappelle toute l’urgence. Autant dans le concret, par un témoignage poignant d’une victime, que dans la législation, par l’intervention d’un professionnel de la protection de l’enfance. Les axes ont été multiples pour mettre des mots sur des situations très complexes et lourdes de conséquences. Aux oreilles des participants, prêtres, catéchistes, directeurs d’établissements catholiques, animateurs en pastorale scolaire et laïcs en mission pour l’Eglise, le mot « bienveillance » résonnait en échos avec « prévention ». La prise de conscience est réelle et, d’ores et déjà, nous entamons la démarche de briser les tabous et permettre à la parole des victimes de se faire entendre au cœur de notre diocèse.
Derrière chaque personne que nous accompagnons, chaque enfant ou jeune que nous recevons dans nos groupes, peut se cacher une souffrance, une blessure vive, bien qu’ancienne, ou un cri qui doit être entendu par nos structures ecclésiales. De par sa vulnérabilité, un mineur peut subir bien des violences que nous avons abordées : cadre familial, environnement scolaire, violences entre mineurs, sans parler des réseaux sociaux où les propositions à caractère sexuel sont courantes. Cette journée pour la protection des mineurs a permis de mettre en lumière la banalisation d’actes violents et mortifères pour les jeunes d’aujourd’hui, affectés sournoisement dans leur développement affectif, social, physique et psychologique.
A ce titre, il est prévu que les numéros d’appel du 119 et du 3018 soient affichés dans les salles de catéchisme prochainement.
Par des outils et des supports professionnels, nous avons pris note des bons réflexes à mettre en place afin de favoriser et développer la prévention contre les abus de tous types, terreau des agressions sexuelles : l’écoute bienveillante, les mesures juridiques applicables en cas de déclaration, et la vigilance accrue lors d’accueil de jeunes mineurs dans les différents groupes, rassemblements et mouvements de notre diocèse.
Certes, les supports de la CEF pour la protection des mineurs ont déjà été communiqués aux encadrants des équipes de catéchisme dès septembre, mais cela ne suffit pas ! Tout au long de l’année, avant chaque pèlerinage, en préparant des évènements, en sollicitant des adultes pour encadrer des mineurs, gardons en tête que l’intérêt supérieur de l’enfant prime avant tout, que nous avons les moyens de le mettre en œuvre et qu’il nous concerne tous. Dans les prochains mois, un travail sur une charte de bientraitance adaptée à notre territoire sera mis en place et un compte-rendu sera disponible pour tous via le site du diocèse de Nevers, ainsi que les documents exploités lors de cette journée« .
