Suite à la CIASE, les évêques en France ont mis en place depuis 2023 malgré les polémiques sur sa légalité une base nationale du celebret, remise à jour tous les ans, qui permet – en théorie – aux paroisses de vérifier si le prêtre d’un autre diocèse qui se présente à eux a le droit de célébrer, et s’il a des restrictions dans son ministère. Mgr Morerod, évêque de Lausanne Genève Fribourg et président de la conférence des évêques suisses, a déclaré dans une interview sur la RTS vouloir adapter ce système aux diocèses suisses.
« Mgr Morerod a pris la France en modèle, relevant qu’un système numérique y existait déjà. Les prêtres recevraient une carte d’identité munie d’un code QR. Lors d’un recrutement, les paroisses pourraient ainsi vérifier s’il existe des antécédents concernant la personne concernée ».
Il a aussi déclaré qu’il avait mis en place un système semblable dans son propre diocèse, et que « tout le monde n’est pas encore convaincu par ce système au sein de la conférence épiscopale, ce système français étant moins connu en Suisse alémanique. Mais le processus est lancé« .
Encore faut-il que les paroisses fassent les vérifications. Selon nos informations, le 8 novembre dernier, une paroisse située aux confins du diocèse de Tours n’a pas demandé le celebret des trois prêtres qui ont concélébré lors d’un rassemblement de pèlerins. Sauf que l’un d’eux n’était pas prêtre – il a été « ordonné » prêtre et même évêque(!) par la fausse église de Palmar. Une situation que l’établissement d’un celebret national pour les diacres et prêtres devait exclure tout à fait… mais.
