Depuis fin janvier, le prêtre de la paroisse de Chateaurenard à l’est du Loiret a été écarté de tout ministère public, suite à la plainte des parents d’une jeune fille de 16 ans que le prêtre avait appelé dans un état alcoolisé et à laquelle il a tenu des propos très déplacés.
Comme l’indique la République du Centre, « l’évêque, Jacques Blaquart, est venu l’expliquer lui-même aux fidèles, le dimanche 1er février, dans une église de Chuelles pleine. Il n’a pas caché la plainte déposée par les parents d’une adolescente après un appel du curé, un soir. Celui-ci, alcoolisé, aurait tenu des propos extrêmement déplacés à cette mineure ».
Il sera jugé en juin prochain, précise le parquet dans les colonnes de la presse locale : « les parents d’une jeune fille de 16 ans ont déposé plainte pour des faits de corruption de mineur survenus en décembre 2025. Les 21 et 22 janvier 2026, le prêtre, né en 1982, a été placé en garde à vue. Présenté au parquet de Montargis, il a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec interdiction de contact avec la victime, interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec les mineurs, obligation de soins et d’établir sa résidence en dehors du Loiret. Le prêtre, qui reste présumé innocent, sera jugé le 10 juin 2026 ».
Les faits ont permis d’établir l’addiction à l’alcool dont souffrait l’ecclésiastique. Comme le reconnaît une paroissienne à la République du Centre, « en quelques années, on a perdu deux prêtres jeunes, sincèrement engagés tous les deux. Le dernier était en train de mourir d’alcoolisme et de détresse sous nos yeux. C’est insupportable. Cette affaire, c’est un nouveau drame pour tout le monde ».
La suspension de tout ministère est une mesure temporaire, d’ici l’enquête et le procès pénal. Le diocèse d’Orléans explique dans la presse locale que « le temps de l’éloignement, il est accueilli dans une structure où il pourra se reconstruire et qui lui permettra de recevoir des soins. Cette communication auprès des fidèles était importante : on ne peut pas laisser une communauté comme ça et laisser les gens imaginer des choses ». Le prêtre demeure présumé innocent – c’est pourquoi son nom n’a pas été dévoilé.
