Nous avions annoncé mi-décembre l’arrivée des soeurs Stella Matutina – une communauté dissidente des soeurs de saint Jean qui n’a pas pris de distance avec les enseignements du père Marie-Dominique Philippe – au couvent de Wonnenstein dans le diocèse de Saint-Gall en Suisse. Néanmoins face à la polémique le diocèse est en train de faire marche arrière.
« «L’association Kloster Maria Rosengarten Wonnenstein, dont fait également partie un représentant du diocèse, a signé avec la communauté Maria Stella Matutina une déclaration d’intention portant principalement sur les questions administratives liées à l’installation», a précisé le 22 décembre 2025 à cath.ch Isabella Awad, responsable de la communication du diocèse de St.-Gall. «La décision définitive concernant l’installation d’une nouvelle communauté revient à l’évêque. Cette décision n’a pas encore été prise», ajoute la responsable de la communication. «L’évêque Beat Grögli prend très au sérieux les préoccupations et les questions exprimées par les personnes concernées et les supérieurs religieux suisses.»
La dernière religieuse de Wonnenstein accueillie par la FSSP en Thurgovie
La dernière religieuse de la communauté d’origine du couvent de Wonnenstein – des religieuses capucines, soeur Scholastica, a quitté le couvent le 28 octobre dernier pour une opération au coeur urgente, après avoir passé trois ans à se battre pour y rester jusqu’à sa mort; elle y a vécu pendant 61 ans. Le nouvel évêque de St Gall Mgr Grögli lui a finalement intimé l’ordre de quitter les lieux, à peine d’être renvoyée de son ordre.
Très soutenue par la population, soeur Scholastica a retrouvé un foyer – elle a été accueillie par la FSSP au Sankt Pelagiberg en Thurgovie, dans un foyer qui accueille « trois prêtres âgés et cinq sœurs de l’Adoration perpétuelle du Précieux Sang. La maison préserve un environnement catholique traditionaliste, comme l’indique son site web. La messe y est célébrée chaque jour selon l’ancien rite tridentin. De nombreuses retraites et exercices spirituels sont proposés par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre, qui entretiennent des relations amicales avec la sœur« .
