Les mesures après l’enquête canonique de cet été à Riaumont ont été rendues publiques par Mgr Leborgne évêque d’Arras. Entre autres il a été demandé à ses membres de mettre fin à toute communication sur les réseaux sociaux et de retravailler son charisme, « la dimension éducative n’est plus possible » selon l’évêque d’Arras après les multiples affaires qui visent la communauté.
« Mgr Olivier Leborgne et Dom Jean Pateau ont ordonné aux religieux de retravailler sur les fondamentaux de la communauté et d’adopter une attitude extrêmement humble en matière de communication » .
Récemment le collectif des victimes de Riaumont s’était élevé contre une communication de Riaumont sur YouTube qui remettait en cause de façon véhémente le témoignage d’une victime. Le malaise règne aussi sur Facebook, notamment au sujet des commentaires de la communauté quant à la manifestation des victimes le jour de son marché de Noël mi-décembre.


La dimension éducative n’est plus possible : fin de la raison d’être du village d’enfants
» Mgr Leborgne annonce par ailleurs que la communauté a un an pour « retravailler sur les fondamentaux ». Pour le prélat, le rapport des visiteurs apostoliques est clair : « la dimension éducative n’est plus possible », « la forme du rite ne fait pas la vie religieuse » et « le scoutisme est une action, pas une spiritualité ».
Néanmoins la communauté de Riaumont semble pour l’heure échapper à la dissolution que certains semblaient prévoir, mais pour quoi faire au juste ?
Une enquête canonique pour trois prêtres
Toujours sur RCF Mgr Leborgne a annoncé l’ouverture d’enquêtes canoniques contre trois prêtres de Riaumont aussi mis en examen sur le plan pénal.
Comme le rappelle le Figaro, « le parquet de Béthune a requis la tenue d’un procès contre Alain H. et cinq autres religieux de Riaumont pour des violences sur plusieurs dizaines d’enfants entre 2007 et 2019. Deux autres encadrants sont mis en examen pour agressions sexuelles. Une autre information judiciaire concerne une affaire de viol ».
