L’Arizona envisagerait une loi qui prévoit l’emprisonnement des prêtres qui ne signaleraient pas certains délits entendus en confession. Le texte est une proposition de loi déposée par un membre de la Chambre des représentants de l’État, Anastasia Travers, le 4 décembre dernier. Si la proposition de loi reste en attente d’examen à la Chambre des représentants de l’État, mais elle suscite beaucoup d’inquiétudes, comme on peut le voir sur plusieurs blogs et sites catholiques d’outre-Atlantique.
Des sanctions prévus contre tout prêtre qui aurait pris connaissance en confession de faits de maltraitance contre des enfants
Si elle venait à être adoptée, la proposition de loi HB 2039 rendrait alors possible des poursuites pénales contre les prêtres qui refuseraient de lever le secret de la confession après avoir pris connaissance d’un cas de maltraitance contre enfant lors du sacrement de pénitence. Le défaut de signalement d’une « infraction à signaler » pourrait alors conduire à des poursuites pour crime de catégorie 6. Ces poursuites peuvent aboutir à des amendes allant jusqu’à 150 000 dollars, ainsi qu’à une peine d’emprisonnement qui peut aller jusqu’à deux ans.
Pourtant, le Code de doit canonique indique bien dans le canon 983, § 1 que
le secret sacramentel est inviolable; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit.
Source: The Catholic Thing/CNA
