Dans l’écho de Saint-Bernard, le bulletin du prieuré FSSPX d’Illiers-l’Evêque dans l’Eure, un article de l’abbé Philippe Marcille intitulé « état de nécessité », au sujet des sacres envisagés par la FSSPX.
« Depuis Vatican II, le troupeau des brebis du Christ voit ses pasteurs négocier avec le boucher. Les brebis du Christ n’entendent pas leurs paroles mais elles voient que le troupeau va de plus en plus mal. Alors elles cherchent des bons pasteurs, des pasteurs qui ont l’esprit de Jésus Christ et n’ont pas l’esprit du monde. Tel est l’état de l’Église aujourd’hui : les pasteurs prescrivent la collaboration avec les loups, et nourrissent les brebis avec de la nourriture frelatée ou toxique : la communion dans la main, la promotion de la laïcité, les fausses religions comme moyens de salut.
Alors les brebis ont le droit et le devoir de chercher un bon pasteur. Elles sont compétentes pour cela. Elles sentent bien l’odeur de sang qui monte de l’abattoir spirituel : sacrements douteux, liturgie irrespectueuse et défavorable à la piété. Si elles trouvent un bon pasteur, ou si un pasteur trouve un troupeau à l’abandon et menacé par le loup, il a le devoir de protéger le troupeau provisoirement, et aussi longtemps que dure cet état de nécessité.
Mgr Lefebvre a certes dit qu’il pensait que la crise de l’église de durerait pas, que les sacres étaient une “opération survie” provisoire pour préserver les brebis. Presque 40 ans ont passé ; la crise a empiré, les brebis ont été dévorées et décimées partout dans l’Église sauf celles qui s’étaient réfugiées auprès du bon pasteur. Les brebis préservées jusqu’ici ont le droit et le devoir de survivre tout comme de recevoir les sacrements pour sauver leur âme ».

