Déjà condamné en décembre 2017 pour des attouchements sur une jeune fille de 17 ans qu’il avait connue dans un camp scout, le père Alexandre Pincé, ancien curé de Malakoff dans le diocèse de Nanterre, a de nouveau été mis en examen « des chefs d’agressions sexuelles incestueuses sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, viol incestueux par personne ayant autorité, corruption de mineur, consultation habituelle de service de communication au public en ligne mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineur » et placé sous contrôle judiciaire. Depuis sa suspension en 2017, le prêtre – qui, curieusement n’a pas été renvoyé de l’état clérical au vu de la gravité des faits de 2017 – n’avait plus de ministère public et avait été accueilli dans une congrégation à Paris.
D’après le Parisien, « en août 2023 les parents d’une adolescente de 13 ans » portent plainte après avoir découvert « le contenu ambigu des échanges entre leur fille et le père P, proche de la famille. Les investigations vont permettre de recueillir d’autres témoignages incriminants. Les accusations les plus graves sont portées par deux membres de sa famille, pour des fait qui se seraient produits au printemps 2016 alors qu’elles étaient âgées de 12 et 15 ans ». Les faits se sont produits au presbytère de sa paroisse et dans une maison de famille. Le père P « a adressé un message aux deux soeurs » en 2024 « dans lequel il fait part de sa souffrance et implore le pardon« . Au cours de sa garde à vue il a reconnu des agressions sexuelles mais nié les viols.
Des questions déplacées aux élèves d’un collège privé à Puteaux
Par ailleurs l’enquête a récolté des témoignages d’anciennes élèves du collège Bienheureux Charles de Foucauld de Puteaux où l’abbé Pincé était aumônier. « Une ex-collégienne décrit un homme très tactile et intrusif, n’hésitant pas à poser des questions sur la vie sentimentale de es jeunes ouailles« . Le religieux, au cours d’une confession, « aurait posé les mains sur les cuisses avant de lui poser des questions très intimes sur sa sexualité » à une élève.
Le diocèse de Nanterre communique
Aux prêtres du diocèse, ce courrier a été envoyé :
« Chers frères et amis,

