Dans sa lettre aux membres de la Confraternité Saint-Pierre (Janvier 2026), l’abbé Hubert Bizard, FSSP, évoque l’apparition de la Sainte Vierge à Pontmain (Mayenne) :
Bien chers membres de la Confraternité,
Il y aura 155 ans, le 17 janvier 1871, la Très Sainte Vierge Marie apparaissait dans le petit village de Pontmain en Mayenne.
La guerre faisait rage et les Prussiens avançaient sans que rien ne semble pouvoir les arrêter. Ils étaient aux portes de Laval. A 50 km de Pontmain.
Dans le village de Pontmain, chaque soir, le curé, l’abbé Guérin (en procès de béatification) faisait prier le chapelet et chanter ses villageois. Pour que les enfants de Pontmain partis à la guerre reviennent sains et saufs.
Et le soir du 17 janvier, Notre-Dame apparaitra dans le ciel ; à des enfants. Un petit rassemblement se fit dans le village, mais seuls les enfants seront témoins de l’apparition. Sans doute parce que les adultes étaient, comme souvent, trop compliqués.
Au pied de Notre-Dame, une banderole se dessinera avec ces mots désormais célèbres :
Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, mon Fils se laisse toucher !
155 ans ont passé. Et la situation du monde est plus qu’alarmante ! Infiniment plus qu’en 1871.
Mais la Sainte-Vierge nous invite encore et encore à prier avec confiance ; parce que aujourd’hui comme hier, là où nous nous trouvons comme à Pontmain jadis, son Fils, sans lequel on ne peut rien faire, se laisse toucher.
L’abbé Michel Guérin, curé de Pontmain au moment des apparitions, aimait la sainte Vierge.
Il voulait que son image ou sa statue de Notre-Dame soit placée au-dessus des portes de toutes les maisons de son village. Et il la voulait surtout, la sainte Vierge, dans tous les coeurs de ses paroissiens.
Deux jours avant les apparitions, les fidèles étaient comme tous les soirs rassemblés dans l’église paroissiale. Mais ce soir-là, les coeurs étaient serrés. Et il faudra ce soir-là que le saint curé les exhorte à chanter leur cantique, « Mère de l’espérance », pour que les fidèles le chantent.
Et deux jours plus tard, la Mère de l’espérance répondait à cette prière angoissée en se manifestant dans le ciel de Pontmain.
Que cette année nous voit encore nous tourner vers la sainte Vierge avec une toujours plus grande ferveur. Car la sainte Vierge nous écoute, et comme à Cana, elle sait communiquer nos requêtes à son Fils. Nous avons tant à lui demander : pour l’Eglise, pour nos pays, et pour nos familles. Sans oublier notre pauvre âme.
Les prêtres de notre Fraternité se souviennent que c’est le 11 février 2021, fête de Notre-Dame de Lourdes et jour où la Fraternité se consacrait au Coeur immaculé de Marie à la suite d’une neuvaine demandée dans tous nos apostolats, que le Pape François signa le décret nous accordant l’usage des quatre livres liturgiques de 1962.
Il dira lui-même à nos Supérieurs qu’il recevait dans son bureau, deux ans plus tard, que cette occurence temporelle, qu’il ne connaissait pas alors, était du ciel.
Puissent les prêtres de la Fraternité, à l’image du saint abbé Guérin, travailler à aimer et faire aimer la Sainte Vierge.
Puissent-ils surtout imiter ses vertus.
Notre-Dame, à Cana, a obtenu que l’eau soit changé en vin. Qui sait si, puissante médiatrice, elle n’a pas aussi obtenu discrètement par sa prière la conversion du bon larron au calvaire ?
Demandons-lui d’avoir pitié de nous. De notre âme tout d’abord. Et de la situation quasi-apocalyptique de notre monde.
La messe à vos intentions sera célébrée le 1er janvier. Bonne et sainte année ! Avec beaucoup de belles grâces.
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