Si les pèlerinages se portent bien et sont même accueillis par les autorités locales, il semble en aller autrement en Argentine pour le pèlerinage Nuestra Señora de la Cristiandad. Ainsi, l’accès à la basilique de Luján a été interdit aux pèlerins le dimanche 17 août dernier. Certes, un jeune prêtre du clergé diocésain récita le chapelet devant le Saint-Sacrement, puis procéda à une bénédiction. Mais cela n’est pas allé plus loin pour les 3000 pèlerins à qui aucune attention ne fut accordée. Il y a quelques années, Mgr Jorge Scheinig, évêque de Mercedes-Luján, avait même interdit la célébration de la messe traditionnelle dans la basilique nationale au nom de la nécessité de promouvoir une « image latino-américaine ».
La persécution des évêques
L’épiscopat argentin est hostile aux démarches traditionnelles. Malgré le décès de François, il semble poursuivre la voie « bergoglienne ». Les membres de l’épiscopat auraient même été choisis parmi les éléments les moins marquants du clergé par le prédécesseur de Léon XIV. Dans cette optique, les évêques auraient par ailleurs cherché à intimider les prêtres du pèlerinage, mais aussi à faire pression sur les provinciaux des ordres et des congrégations pour éviter qu’enseignants et élèves ne participent au pèlerinage, et ce sous peine de renvoi.
Un pèlerinage lancé en 2010
Le pèlerinage Nuestra Señora de la Cristiandad qui a lieu au sanctuaire de Notre-Dame de Luján rassemble trois mille personnes, parmi lesquels un grand nombre de jeunes et d’adolescents. Il a été créé en 2010 et constitue l’équivalent argentin du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté. Le pèlerinage part de Rawson. Les pèlerins marchent ainsi sur cent kilomètres pour assister à des messes célébrées selon le rite traditionnel.
Source: blog Messainlatino