Le diocèse de Bordeaux publie un communiqué appelant aux témoignages d’éventuelles victimes du père André Castaing, après que Sud Ouest ait publié le 16 juillet dernier un article et le témoignage d’une victime pour des faits datant de 1965 à Mérignac et Gradignan, alors qu’elle avait douze ans. Le prêtre avait reconnu les faits en confession auprès du cardinal Ricard en 2015, après que la victime ait contacté l’évêché, et reconnu l’existence d’autres victimes. Il est décédé en mars 2020.
« Le quotidien Sud-Ouest publie ce jour un article concernant le Père André Castaing, décédé en mars 2020. Cet article paraît à la suite du témoignage d’une personne victime prénommée François ; les faits se sont déroulés durant son enfance à Mérignac en 1965. La personne victime a porté ces faits à la connaissance du journal.
Comme l’indique Sud-Ouest, François avait correspondu avec le Cardinal Ricard en 2015. Il avait signalé au Cardinal qu’une plainte avait été portée près du procureur en 1997 et que les faits avaient été déclarés prescrits par le Parquet. L’archevêque avait alors rencontré le Père Castaing qui vivait en EHPAD ; celui-ci avait reconnu les faits. Le Cardinal avait écrit à la personne victime pour lui demander pardon au nom de l’Église.
L’archevêque avait aussi entendu du Père Castaing qu’il y avait sans doute d’autres victimes. Sachant la souffrance qui peut être la leur, nous voulons les encourager à se faire connaître auprès de la cellule diocésaine ou de l’INIRR.
Nous savons que le Père Castaing a reçu diverses missions dans les paroisses de Sainte-Foy la Grande, Saint Jean de Belcier, Mérignac, Gradignan, Saint Nicolas de Bordeaux, Moulis, Cap-Ferret, Le Barp, Salles, Andernos, Carcans, jusqu’à sa retraite en 2002.
Nous assurons les personnes victimes de notre immense peine pour ce qu’elles ont subi et nous les portons dans la prière ».
Contact diocésain
Contactez l’équipe de veille du diocèse pour les personnes victimes de violences et d’agressions sexuelles dans l’Église par mail : [email protected]
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41 Bd du Montparnasse, 75006 Paris.
Une personne vous contactera pour vous guider dans la suite de la démarche.
« Le prêtre a reconnu les faits en confession » : remarque étonnante car ce qui se dit en confession doit rester secret.