En Europe, le désarroi laissé parmi les fidèles par les prêtres et les évêques qui ont devancé les interdictions de célébrer le culte et ont pour la plupart abandonné, lors du premier confinement, leurs brebis en stoppant les messes voire en fermant les églises, a laissé des traces. Au point que lors du second (voire du troisième) confinements, leur attitude était bien différente, et des prélats comme des fidèles s’étaient levés pour défendre la liberté de culte, dans les rues et en justice, face aux maîtres des jauges, des compas et des équerres.
Au Japon il n’y a pas eu de nantais pour lancer un mouvement Pour la messe, et donc l’épiscopat semble avoir plus peur du Covid que du Seigneur. Ainsi, pour cause de Covid – mais aussi d’absence de public, le diocèse de Tokyo annule purement et simplement son programme pour soutenir fidèles et athlètes du monde entier – peut-être estime-t-il que les athlètes, confinés entre leurs lieux d’entraînement, leurs villages et les sites de compétition, n’ont pas le temps ni la possibilité pour un réconfort spirituel.
« Déjà privés de public, les Jeux olympiques de Tokyo ne disposeront pas non plus du programme pastoral qui avait été prévu pour accompagner les athlètes et l’ensemble des participants à cet événement mondial. Toutes les initiatives prises par le diocèse de Tokyo ont en effet été annulées pour limiter la propagation du Covid-19, à la veille de l’ouverture des Jeux dans la capitale japonaise ce vendredi 23 juillet« , indique La Croix.
« Parmi les événements imaginés par ce « comité olympique diocésain » figurait une messe internationale, qui devait être célébrée dans la cathédrale de la ville, ou encore la création d’un chapelet spécial, qui devait être remis à l’ensemble des participants de cette 32e édition des JO, dont près de 11 000 athlètes d’environ 200 pays différents« .
Dans un communiqué passablement lunaire, l’archevêque de Tokyo, Mgr Tarcisio Isao Kikuchi explique qu’« au cours des dernières années, le diocèse de Tokyo avait prévu que chaque paroisse puisse prendre en charge les besoins spirituels des nombreuses personnes qui viendront au Japon pour cet événement international, explique dans un communiqué . Nous avons cependant décidé de tout annuler et donc de ne prendre aucune part active aux Jeux olympiques et paralympiques. »
Ne parvenant guère à cacher la peur qui l’habite, « Mgr Kikuchi invite tous les lieux de culte à respecter les mesures sanitaires et exhorte les sportifs à «s’abstenir de se rendre dans les églises » ».
Pendant ce temps, en Afrique et aux Caraïbes d’où proviennent bon nombre d’athlètes, des prêtres partent célébrer la messe tous les jours dans des villages reculés, sur des routes infestés de djihadistes, en sachant pertinemment qu’ils peuvent être enlevés ou tués pendant la messe, comme tant d’autres de leurs confrères au Nigéria, Niger, en Haïti, au Burkina Faso etc. Mais ils y vont quand même, ils ne renoncent pas à cause des balles ou des épidémies diverses.
Peut-être faut-il expédier l’archevêque de Tokyo dans un diocèse du Nigéria, par exemple à Maïduguri, territoire où est né en 2002 le groupe islamiste ultra-violent Boko Haram et où les catholiques se maintiennent, contre vents et marées ?
Contraste révélateur entre les piètres catholiques (prêtres en tête) des contrées saturées de biens matériels, préoccupés d’eux-mêmes, imbus de bassesses, éclypsant leur indigence spirituelle sous une science dévoyée et les catholiques dépourvus, parfois persécutés jusqu’à risquer leur vie pour leur Foi ; ils savent s’en remettre, eux indigents, à Marie et à Notre Seigneur qui ne les abandonneront pas.