Après le cardinal Sarah, le cardinal Burke. Dans un article publié par L’Osservatore Romano du 12 juin dernier, et dont la traduction française intégrale a été publiée par L’Homme Nouveau du 4 juillet, le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin revenait sur le thème de la « réforme de la réforme », que d’aucuns – parfois très haut placés – estiment dépassé : « Il serait souhaitable qu’on insère en annexe d’une prochaine édition du missel le rite pénitentiel et l’offertoire de l’usus antiquior afin de souligner que les deux formes liturgiques s’éclairent mutuellement en continuité et sans opposition ».
Saisissant la balle, le cardinal Raymond Burke, dans un entretien qu’il accorde à l’abbé Claude Barthe, et qui va constituer l’ouverture de La Sainte Eucharistie, sacrement de l’amour divin (Via Romana, automne 2015), entretien dont la Lettre n° 500 de Paix liturgique publie en bonnes feuilles de larges extraits, déclare : « Je suis pleinement d’accord avec l’idée de récupérer des prières comme celles qui sont conservées dans l’offertoire de la forme extraordinaire, parce qu’elles sont très expressives du grand mystère sacrificiel qui est célébré. Tout dans la messe doit attirer l’attention sur l’action divine qui est accomplie sur l’autel, et ces prières le font particulièrement. Dans un important article donné par le cardinal Sarah, Préfet du Culte divin, à L’Osservatore Romano le 12 juin, celui-ci écrit qu’il serait souhaitable d’insérer le rite de la pénitence [il veut dire les “prières au bas de l’autel”] et l’offertoire de l’usus antiquior comme annexe d’une prochaine édition du missel. À propos des prières au bas de l’autel, le psaume utilisé, le psaume 42 de la Vulgate (“J’irai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouis ma jeunesse”), était celui chanté par les prêtres avant d’entrer dans le Temple de Jérusalem, tournés vers l’autel : c’est donc une belle expression de l’unité du culte “en esprit et en vérité” (Jn 4, 23) de la Nouvelle Alliance et du culte de l’Ancienne Alliance, le nouveau culte achevant et perfectionnant l’ancien ».
On ne répètera jamais assez que la diffusion de la liturgie tridentine et la “réforme de la réforme”, dont l’objet est d’opérer une transmutation de l’intérieur de la liturgie de Paul VI, ont partie liée. Comme le disait Nicola Bux : « Ce ne sera que par une plus large diffusion de l’ancienne Messe que cette “contagion” de l’ancien sur le nouveau rite sera possible. C’est pour cela que réintroduire la Messe “classique”, si vous me permettez l’expression, peut constituer un facteur de grand enrichissement. Il faut donc mettre en œuvre une célébration festive régulière de la Messe traditionnelle, au moins dans chaque cathédrale du Monde, mais même dans chaque paroisse » (Entretien avec Mons. Nicola Bux, Disputationes theologicæ, 28 avril 2010. « Dans chaque cathédrale du monde… », dit Nicola Bux. Et Robert Sarah explique justement que la « contagion » pourrait être ainsi favorisée : « Une telle manière de faire [se tourner vers l’Orient pour la prière eucharistique] pourrait opportunément être mise en œuvre dans les cathédrales où la vie liturgique devrait être exemplaire ».
Au sujet du cardinal Raymond Burke, Paix liturgique annonce qu’à l’automne seront publiés plusieurs livres portant sa signature, dont Un cardinal au cœur de l’Église, livre d’entretien avec Guillaume d’Alançon (Artège) et La Sainte Eucharistie, sacrement de l’amour divin (Via Romana), duquel est extrait l’entretien dont il est ici question. Ceci dans le contexte de préparation du Synode d’octobre. Le Patron de l’Ordre de Malte, entouré de ses amis, semble préparer une rentrée qui sera remarquée.
C’est une très très bonne initiative de la part de ces deux magnifiques et formidables Cardinaux, qui essaient de réintroduire usus antiquior concernant certaines parties de la Sainte Messe ; mais et il y a malheureusement un MAIS, est-ce que les Prêtres suivront ? je parle des prêtres français bien sûr ! déjà qu’il a été question de remettre au Notre Père conciliaire la fin de l’ancien Notre Père « et ne nous laissez pas succomber à la tentation » et qu’aucun prêtre conciliaire ne dit, ni ne fait dire….alors pensez donc : allonger la Sainte Messe par des prières lors de la Consécration qui n’auraient JAMAIS dû être « effacées », pour ces fidèles qui ont hâte de papoter, cela va être très dur, surtout en France- voilà l’erreur conciliaire : les débordements de certains prêtres par rapport à la Sainte Messe !
Ouf ! heureusement que Mgr Lefebvre a réussi à garder la Sainte Messe de toujours (1.5 millénaire) quand même ! Merci à Sa Sainteté Benoît XVI d’avoir promulguer ce Motu Proprio Summorum Pontificum…
Cette proposition n’est pas inintéressante sur le fond, par contre, ça ne ferait qu’accentuer le côté « messe à géométrie variable » du missel ordinaire, avec ses multiples options et ses « vel, vel, vel »
C’est encourageant comme restauration, ça va dans le bon sens.
Il faut prier plus pour la restauration de la Sainte Messe: il y a ici 2 points importants.
Ce que ça fait du bien de voir des cardinaux responsables, attentifs, soigneux et courageux.
Un autre livre a lire absolument, celui du Cardinal SARAH: « La Foi ou rien »
Heureusement il existe encore des prélats de cette trempe pour sauver l’église catholique.
Un retour pur et simple à la liturgie traditionnelle,assez de rafistolages,la réforme et le concile en général n’ont apporté que chaos et désolation,Paul VI en est le tout premier responsable, car dès 1965 il sabordait la sainte -messe!
Je suis d’accord aussi de cette initiative pour en revenir à l’arrière ce n’est pas Paul VI qui est fait la nouvelle messe mais bien Bugnini ce cardinal franc-maçon qui l’a fait dans le dos de Paul VI
« Nul ne peut servir deux maîtres ! » L’usus antiquior reprend sa juste place dès qu’un esprit de bonne volonté le rencontre. C’est vraiment une volonté perverse qui a imposé un deuxième rite composé « de main d’homme » !
Il ne peut y avoir de « réforme de la réforme » dans la mesure où il n’y a pas eu, initialement, une réforme mais bel et bien une révolution, une destruction, une subversion méthodiquement voulue, planifiée, écrite pièce par pièce, rédigée et imposée CONTRE le rite traditionnel avec la volonté de le faire disparaître.
Le nouveau rite est donc essentiellement a-catholique et illégitime. Il n’y a ni convergence ni enrichissement mutuel, il y a opposition radicale dans l’intention, dans la réalisation et dans la volonté d’imposer, au mépris du droit et de la Tradition, un rite (et tout ce qui l’accompagne) fabriqué de toute pièce pour assurer la disparition du rite traditionnel.
La formule de « réforme de la réforme » est donc erronée à la base, n’a aucune valeur et ne conduit à rien. Elle est vide sens et trompeuse.
Il faut patiemment favoriser le retour exclusif du rite Tridentin et attendre patiemment la disparition du rite nouveau (ou plutôt de l’anarchie liturgique qui tient lieu de rite). La dite nouvelle messe va disparaître progressivement ces prochaines années avec le clergé vieillissant qui la célèbre encore.
Il en va de même du catéchisme. Il est également probable que les textes du Concile de Vatican II ne sont pas réformables et que dans sa sagesse éternelle l’Eglise les laissera tomber dans l’oubli, en attendant des circonstances qui lui permettront de promulguer des textes clairs, confirmant la foi de toujours.
Oui Cristian Bless, vous avez tout dit…et je n’ai rien à ajouter si ce n’est un détail qui explicite les faits…
En 1903 eu lieu le tout premier rassemblement mondial des loges de la franc-maçonnerie internationale (dont le 1er embryon qui a été le promoteur de la révolution française fut constitué avant la révolution française par le fameux Weishaupt )ou s’est décidé ceci : »Nous nous donnons 60 ans pour détruire la messe de l’Eglise Catholique … »
Il se fait que en 1963 fut décidé et ouvert le concile vatican 2…le hasard n’existe pas… et la messe fut détruite par Rome…