Les affaires de Thiberville a suffisamment fait de bruit et fait couler d’encre pour que l’on n’y revienne pas. À Thiberville, une messe selon la forme extraordinaire était célébrée le dimanche à 17h00. La video ci-dessous montre comment elle fut célébrée dimanche 6 mars. Le pauvre prêtre semble complètement perdu et n’a pas l’air de connaître cette liturgie. La question qui se pose est de savoir à quoi joue l’évêque en demandant à ce prêtre de célébrer cette liturgie dont il semble tout ignorer. L’Église quasiment vide, les lectures faites par des laïcs, le mélange des rites, démontrent une fois de plus la grande pitié du diocèse d’Évreux et de l’Église de France.
Mais pourquoi donc les paroissiens de Thiberville ne forment-ils pas un groupe stable pour bénéficier des dispositions de Summorum Pontificum ?
Je m’étonnes que la paroissienne n’ait pas expliqué au nouveau prêtre qu’elle ne pouvait pas faire la lecture. Pourquoi personne n’a dit au prêtre de venir avec sa chasuble de la bonne couleur liturgique? Un rappel sans doute utile si depuis 40 ans il ne la met pas à cette période liturgique.
Ne s’agit il pas plutôt de la messe de Paul VI avec un peu de latin?
S’agit-il des fidèles habituels et habitués de cette « messe en latin » pour faire court ou plutôt des paroissiens charitables non habitués à la liturgie traditionnelle qui sont venus spécialement pour ne pas laisser ce malheureux prêtre seul dans son église désormais désertée et qui s’est vu confié une mission presque impossible par son évêque?
Il sera facile le prochain dimanche de dire que ce n’est pas la peine qu’il y ait une messe pour un si petit nombre de pratique.
En ce qui concerne la constitution d’un groupe stable, je crois malheureusement que cela ne suffit pas dans certain diocèse où c’est l’évêque qui fait la pluie et le beau temps et où le curé même favorable à la messe selon le motu propio se sent obligé d’obéir à son évêque plutôt qu’à Rome…
Sans doute, chère ema (je suppose que vous êtes une dame). Mais il faut au moins essayer. Et il y a des moyens de recours.
Un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre par exemple, s’il était installé, serait beaucoup plus solide et stable qu’un malheureux prêtre diocésain qui est à la merci d’une mutation. Chez nous, dans nos banlieues de Nantes, il est admis que les prêtres tournent tous les trois ans !
C’était le dimanche de quinquagésime donc les couleurs sont le violet….
En fait il doit s’agir d’une messe Paul VI en latin.
Nous allons d’étonnements en perplexité.
Regardez bien l’Abbé Besnard au tout début à 18 secondes.
Ou bien la vidéo est bonne et il fait le signe de Croix à la manière orthodoxe;
ou bien la vidéo a été inversée et il se signe de la main gauche.
pour Jean Ferrand «Chez nous, dans nos banlieues de Nantes, il est admis que les prêtres tournent tous les trois ans !»
C’est ainsi que procèdent les évêques actuels pour mettre en pratique un faux évangile :
je ne connais pas mes brebis et mes brebis ne me connaissent pas.
Inversion de l’Évangile de Saint %Jean, 10,14.
Ce n’est pas une messe de Paul VI : les prières au bas de l’autel sont « prononcées ».
Cette image d’un « président d’assemblée » lisant, debout, face au peuple, sans les comprendre, les si belles prières au bas de l’autel, dit à elle-seule absolument tout de ce qu’est aujourd’hui l’Eglise de France.
Saint Carême à tous.
Pour répondre à Jean, certes il faut sans doute essayer et les 4000 signatures pour demander le maintien du Père Michel pourraient faire une belle liste pour un groupe stable. Mais vu de l’extérieur et en lisant les différentes rubriques sur la toile, la situation de Thiberville semble très spécifique.
Quant aux curés tournants et les mutations fréquentes, honnêtement j’ai vu ce qui s’est passé depuis le plan paroisses 2000 dans les petites villes de province, il est vrai en cours de « dépopulation » (mais cela avait commencé avant): arrêt quasiment totale de la pratique pour les générations 50-15 ans, voire même des départs vers des messes en latin qui n’avaient jamais été jusque là sollicitées (mais ça a été le déclic salutaire disent certains. Avant on n’osait pas abandonné le curé qui vous avait fait le caté, marié, etc., mais puisqu’il était muté…pourquoi ne pas se rapprocher d’une liturgie qui nous attire), messes dites pourtant à plusieurs dizaines de km, mais où l’idée d’une famille soudée semblait continuer à exister. En effet les mutations des curés comme de vulgaires fonctionnaires tous les trois ans, ne favorisent pas tout la constitution d’un petit noyau fervent et confiant entre le père et ses fils, entre le berger et ses brebis, entre celui qui enseigne et protège et ceux qui veulent avoir un guide spirituel et pas un gentil organisateur invité dans une église où tout est fait par des paroissiens établis.
Certes il ne faut pas en arriver à un espèce de « culte de la personnalité » et à une idolâtrie de son curé, d’autant que l’on dit que les cimetières sont remplis d’indispensables, mais il ne faut pas gommer, surtout dans le domaine de la religion, le facteur humain, et d’autant plus dans une époque où tous les repères stables semblent disparaître.
Dans notre France déchristianisé, ne faut-il pas mieux plutôt que d’essayer de couvrir des secteurs de plus en plus grands dans des conditions de plus en plus médiocres, privilégier des petits noyaux catholiques fervents regroupés autour de leur pasteur, d’où avec un vrai catéchisme, des belles cérémonies, des confessions individuelles régulières, des conseils reçus et demandés à l’occasion d’une rencontre informelle, des invitations à venir partager un repas, etc; des noyaux fervents donc sont conservés et favorisent l’éclosion de vocation parmi les plus jeunes, ces jeunes qui pourront repartir réevangéliser notre pays, parce qu’ils auront pu être des catholiques attachés à des curés accrochés eux aussi à leur terre?
Je ne veux pas du tout polémiquer, je m’interroge pour l’avenir, en manquant sans doute de foi en la providence.
Je ne suis qu’une catholique du bout d’un banc.
Un catholique romain dit « le signe de Croix à la manière orthodoxe »? Parce qu’un catholique n’est pas orthodoxe? Cessons de déformer le sens des mots. Quant au signe de croix dont vous voulez parler, il est byzantin, pas « orthodoxe ». Il est utilisé aussi bien par les Byzantins orthodoxes (c’est-à-dire catholiques) que « orthodoxes » (schismatiques photiens). Ne confondons pas byzantin et « orthodoxe » et donnons à ce dernier termes sa véritable signification. Ca permettrait d’éviter beaucoup de confusions.
Un diocèse sinistré …..
Je ne veux pas rentrer dans le débat sur la forme ordinaire ou ancienne de la Sainte Messe … Ce débat , à mes yeux , est stérile et épuise des énergies qui seraient beaucoup mieux utilisées à d’autres fins par les catholiques de notre pays
Cela dit , il faut le répéter, la gestion de l’affaire de Thiberville est honteuse ! Quant au diocese d’Evreux, il est purement et simplement sinistré …Voilà le vrai problème . Cette situation n’est pas à l’honneur de l’Eglise » qui est en » France (comme ils disent rue de Breteuil…)
Gerard LETTERI
àLaurence Dumoulin
Merci pour ces précisions et rectifications.
Disons alors la mouvance qualifiée dans la langue courante d’orthodoxes pour les distinguer des catholiques.
J’ajoute que ce n’est que l’ordre des épaules qui est en cause puisque le signe de Croix a été fait doigts ouverts au lieu d’avoir annulaire et auriculaire pliés.
Oui je sais, ce n’est pas non plus le cas de tous les « orthodoxes » mais nous sommes sur un blog, pas en amphi.
Ce n’est pas une messe Bugnini,(appelée à tort messe Paul VI)
C’est une Messe extra -extraordinaire… Du bricorituel.Une messe « à canon scié »comme disait un homme d’esprit.Vu du Ciel,ça donne quoi tout ça???Quand Dieu va donner Son avis, gare…Parce Domine
OUI il y avait un groupe stable, plus de cent personnes assistaient la messe traditionnelle tous les dimanches soirs.
Les cinq fidèles qui sont là ne sont pas de Thiberville, et ne connaissent probablement pas non plus cette liturgie puisqu’ils ne savaient pas répondre au Judica me.
Et c’est là le problème, pour eux, un peu de latin et hop ! c’est de la forme extraordinaire… (peu importent la couleur, le temps, les gestes…etc.)
« Pour les distinguer des catholiques ». Pour distinguer qui des catholiques? Les catholiques byzantins font le signe de croix de cette façon aussi. En dehors de la question de la juste attribution du terme « orthodoxe », il est important de voir que la façon byzantine de faire le signe de croix n’est pas liée au schisme de Photius. Elle est donc en premier lieu la manière de faire des catholiques byzantins. Merci de ne pas oublier nos propres frères dans la foi.
Je pense que les paroissiens de Thiberville sont en train de perdre un magnifique occasion de s’attirer la sympathie de ce prêtre un peu perdu et d’augmenter en lui l’amour pour la forme extraordinaire.
Si au lieu de le critiquer ils lui montraient de l’amitié et de l’empathie e si le conseil de paroisse lui offrait les audiovisuels préparés par l’Ecclesia Dei, voir une semaine de « retraite » au Barroux, ou auprès de l’IBP o de la FSSP, cela ne serait-il pas mieux pour les paroissiens, le prêtre en question et, peut-être aussi, d’une certaine façon pour Mgr Nourrichard?
Et voila la vacuité des pasteurs, un peu de latin, une chasuble de couleur (peu importe la couleur d’ailleurs !), on pense à prendre l’autel (celui qui est collé au mur) et hop on sort de sa mitre d’évêque, une messe dans la forme extraordinaire du rite (sic). C’est un peu court, et bien loin de la théologie de la messe édictée par le concile de Trente.