On s’insurge souvent, et les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X en premier lieu, des interdictions qui existent d’assister à la messe dans un prieuré ou une chapelle desservie par un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X. Le dernier exemple en date est la déclaration plus que maladroite de Mgr Pozzo. Mais, à l’inverse, on peut s’étonner des conseils donnés aux fidèles par l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, de ne pas assister aux messes traditionnelles célébrées dans le cadre de l’application du motu proprio Summorum Pontificum. Sur son site Item, l’abbé Aulagnier a répondu à son jeune confrère.
Monsieur l’abbé de Cacqueray vient d’adresser à ses fidèles, le 29 décembre 2010, ses vœux de nouvel an. Il les encourage joliment à assister quotidiennement à la Sainte Messe parce qu’elle est le renouvellement non sanglant du sacrifice sanglant de NSJC, le plus beau des trésors de l’Eglise. C’est une très bonne chose. Son exposé se veut « vibrant ».On ne peut que l’en féliciter. Mais en même temps, il se permet d’en remontrer aux prêtres « Ecclesia Dei » et de leur faire la leçon tombant même dans un « paternalisme » de mauvais goût. C’est fort désagréable.
Voici ses deux phrases « pénibles »: « Pour être complet sur ce sujet, il nous faut encore citer ces autres messes de saint Pie V célébrées à la faveur des indults successifs, puis finalement du motu proprio. Il est vrai que nous vous en déconseillons la fréquentation. Placés sous la dépendance et sous la surveillance des évêques, les prêtres qui la disent, en supposant même qu’ils aient conscience de la gravité des erreurs propagées dans l’Eglise depuis quarante ans, ne se hasardent pas à s’y opposer fermement. Ils expriment le plus souvent leur choix de célébrer la messe de saint Pie V au motif décevant qu’elle s’accorde mieux à leur sensibilité ou à celle de plusieurs de leurs fidèles.
Certes, nous voulons encourager ces prêtres dans leur itinéraire. Mais, même pour les y aider, nous ne voulons pas que vous vous placiez dans des circonstances dangereuses où, allant assister à ces messes, vous risqueriez, vous-mêmes ou vos enfants, cette corrosion parfois insidieuse qui provient des imprécisions dans l’expression de la Foi, des libertés persistantes que l’on s’autorise dans la liturgie et surtout de silences et de complicités en présence des racines du mal qui existe à l’intérieur de l’Eglise. Nous savons avec quelle facilité s’opèrent les glissements doctrinaux et comment s’introduisent insensiblement les doutes et les remises en cause ».Ce n’est pas très habile.
Il semble nous reprocher de célébrer ces messes « à la faveur des indults successifs, puis finalement du motu proprio » Summorum Pontificum.
Mais à quel titre lui-même célèbre-t-il la messe tridentine sinon dans le cadre d’un « indult », celui prévu par la Bulle « Quo Primumù Tempore » ? N’est-ce pas le même indult qu’invoquent les prêtres « ecclesia Dei » ? Car les indults successifs de 1984, 1988, 2007, l’Eglise les a donnés, au milieu de la crise de l’Eglise, qu’eu égard au caractère immémorial de la messe tridentine. C’est l’argument de la Bulle « Quoi Primum Tempore ». C’est, également la pensée de Benoît XVI dans son Motu Proprio « Summorum Ponticum ». Et l’on peut démontrer très facilement que Jean-Paul II en était déjà convaincu en 1986. Les ennemis de l’Eglise auraient, peut-être, bien voulu ne plus entendre parler de cette messe…Mais cela n’a pu se faire. « Ils voulaient la supprimer…Ils ne le purent » disait Jean Madiran. L’Esprit Saint protège toujours son Eglise. Alors pourquoi nos messes seraient-elles moins recommandables, au titre du motu proprio de Benoït XVI, que la sienne et celles de ses confrères dans la FSSPX ?Serait-ce parce que ces prêtres « ecclesia Dei » y sont attachés plus par « sentiments » que par conviction doctrinale et que toutes les dérives sont dès lors possibles ? Il le laisse entendre. C’est très désagréable. Mais qu’était-il encore, lui, quand nos anciens luttaient pour la conservation de cette messe tridentine, quand ils argumentaient doctrinalement adressant le « Bref examen critique » du Novus Ordo Missae à Paul VI par les mains du cardinal Ottaviani ? Qu’est-il encore quand nous étudions tout cela pour nous forger des convictions solides, à toutes épreuves ? Qu’étaient quand les laïcs s’organisaient pour sauver cette messe de la ruine ne refusant pas de faire kilomètres sur kilomètres pour aller chercher les vieux prêtres qui acceptaient, à la barbe de leurs évêques et dans l’opposition à leurs amis « recyclés », d’une manière héroïque, la célébration de cette messe? Il était dans ses langes et faisait encore « pipi au lit ». Et aujourd’hui, fort de quelques années supplémentaires, il se permet de faire la leçon à ceux qui lui ont passé tout de même « le flambeau ». Mgr Lefebvre ne fut pas le seul dans ce merveilleux travail de fidélité. Certes, il était pour nous une vraie « sentinelle »…Mais il ne fut pas seul à « veiller ». Il ne faut pas qu’il oublie lui aussi qu’il est un « héritier » et qu’il veuille bien avoir l’humilité que cette situation inspire à toute âme bien née.
Il voudrait bien « encourager, dit-il, ces prêtres, nous, dans leur itinéraire ». C’est très « paternaliste » et à ce titre difficilement supportable par les plus anciens. Et puis qui est-il pour le vouloir ? Qui est-il pour le prétendre ? Qui est-il pour seulement le penser ? Croit-il que sa seule appartenance à la FSSPX lui en donne l’obligation et lui donne une force invulnérable ? Croit-il que la FSSPX est plus forte que tous les autres « instituts » et qu’elle peut, à ce titre, en remontrer à tous ? Qu’il demande donc à Mgr Tissier de Mallerais s’il était si fort que cela en cette matière alors qu’il était directeur du séminaire d’Ecône subissant les influences qui auraient été fatales d’un abbé Cantoni… Mais Cantoni! Il ne le connait pas. Il devait être encore trop petit… Heureusement Mgr Lefebvre veillait…
Ami, prends garde toi aussi de tomber ! Et sois plus modeste, tu en seras plus crédible.
C’est facile de s’en prendre à l’abbé Régis de Cacqueray. Il est poli, réservé, réfléchi. Les diatribes, les polémiques, les attaques ad hominem ce n’est pas son genre. Nous avons tous fait pipi au lit. L’abbé Paul Aulagnier aussi. On se demande même s’il ne continue pas à faire sous lui. Cantoni? Mais qu’est-ce qu’on en à faire de Cantoni? Cela évoque pour nous un footballeur doué mais qui, lui aussi, avait des foucades inadmissibles. Des casseroles, tout le monde en traîne, l’abbé Paul aussi. On est tous le rallié de quelqu’un. Je suis rallié du diocèse de Paris. L’abbé Aulagnier est rallié de la FSSPX, malgré lui et, manifestement, aigri.
Les Plus dures tradis ,genre FSSPX
sont des Gens sans Respect pour le St Père
et pour l’Eglise.
Quel Chance ont t’ils pourtant d’être Ecoutés et Rèspectés par BENOIT WXI.
Pour la plupart Se Sont des IMBECILLES
HEUREUX, SANS HUMILITE ET SANS FRATERNITE.
Auprès d’un Homme de bonne volonté comme
le Prouve Notre St Père BENOIT XVI.
Les jamais contents nous Affligent…..
Non, Mingdi, ce qui est insupportable chez l’abbé de Caqueray, c’est cette prétention à parler au nom de l’Eglise, comme s’il était certain de détenir la Vérité et l’infaillibilité doctrinale. Cette prétention est incroyable est bien inquiétante ! Peut-il prétendre être catholique alors qu’il semble ignorer qu’il n’appartient qu’à l’Eglise enseignée et qu’il n’a strictement aucune juridiction pour prêcher la doctrine aux autres ? Puisqu’il n’est pas rattaché au Siège de Pierre, on ne peut avoir aucune certitude sur sa rectitude doctrinale et l’ignorer comme il le fait est parfaitement puéril : en un sens, il fait encore pipi au lit…
Bien entendu, je ne m’adresse pas aux ennemis viscéraux de la FSSPX mais à ceux qui s’imaginent que la donne a complètement changé depuis l’avènement de Benoît XVI et que Mgr Fellay comme l’abbé de Cacqueray seraient des héritiers indignes de Mgr Lefebvre. Voici ce qu’écrivait ce dernier à son représentant en Asie l’abbé Daniel Couture (source : Ennemond dans le FC) : « Je réponds pour vous dire ce que je pense au sujet de ces prêtres qui reçoivent un « celebret » (c’est-à-dire un papier autorisant à célébrer l’ancienne messe) de la Commission romaine chargée de nous diviser et de nous détruire. Il est évident qu’en se mettant dans les mains des autorités actuelles conciliaires ils admettent implicitement le concile et les réponses qui en sont issues. Leur parole est paralysée par cette acceptation. Les évêques les surveillent ! C’est bien regrettable que ces prêtres ne prennent pas conscience de cette réalité. Mais nous ne pouvons pas tromper les fidèles. Il en est de même pour ces « messes traditionnelles » organisées par les conciliaires. Elles sont célébrées entre deux messes conciliaires. Le prêtre célébrant dit aussi bien la nouvelle que l’ancienne. Comment et par qui est distribuée la sainte communion ? Quelle sera la prédication ? etc… Ces messes sont des attrapes nigauds qui entraînent les fidèles dans la compromission. Beaucoup ont déjà abandonné… Ce qu’ils doivent changer, c’est leur doctrine libérale et moderniste. Il faut s’armer de patience et prier. » Pendant ce temps là, M l’abbé Aulagnier était le représentant de Mgr Lefebvre en France. A-t-il moufté, a-t-il invoqué « quo primum », a-t-il fait pipi au lit en constatant l’ingratitude de son père Marcel? Que nenni! Quand on a dépassé sa limite de compétence on doit savoir se taire.
Deux de mes enfants ont été confirmés par Mgr Lefèvre et j’ai toujours du faire plusieurs dizaines de kilomètres pour avoir la messe de toujours. Je continue a lire avec intérêt ce qui concerne ou qui vient de la FSSPX mais j’avoue que devant la bêtise de certains articles je n’ai pas toujours le courage d’aller jusqu’au bout. Cela a été le cas pour l’article de l »abbé de Cacqueray. Si je ne m’abuse, celui-ci est un camarade de pension de mon fils (Étoile du Matin)effectivement un peu jeune pour juger des prêtres qui auraient été de ceux qu’il critique aujourd’hui s’ils étaient encore en vie (je pense tout particulièrement à Mgr Ducaud-Bourget).
eh bien, moi simple paroissienne et humble pecheresse, je suis bien triste de constater la guerre entre nos pretres, bien triste de constater que le Vicaire du Christ est encore remis en question. Ce n’est pourtant pas faute qu’Il nous invite a l’Union, a la Charite, a l’Amour.
Avec de tels propos venant de part et d’autre, vous ne ramenerez pas des Catholiques dans vos eglises ; ils choisiront de Prier en silence, en union avec notre Saint-Pere, seuls devant le Saint Sacrement.
Que Jesus, Marie et Joseph nous protegent dans le Temps qui vient.
Mingdi-Ennemond, ce n’est pas parce que Mgr Lefebvre disait des bêtises (il n’était pas infaillible, lui non plus) que l’abbé de Caqueray doit les répéter ! La valeur d’une messe est infinie… quelque soit la capacité de dénonciation du concile de celui qui la célèbre…
Et tant qu’à faire, il vaut mieux une messe d’une prêtre soumis à son évêque légitime qu’une messe sans juridiction qui rompt la communion de l’Eglise et offense ainsi NSJC…
Par alleurs, vous confondez « fidèles soumis de l’Eglise » et « ennemis viscéraux de la FSSPX »… cette inversion des perspectives est intéressante et confirme ce que je disais plus haut sur la catholicité (ou plutôt l’a-catholicité) de beaucoup des membres de cette fraternité…
100 °/° d’accord avec « CLAMENT » La messe de saint pie V est sacrée, elle peut être célébrée. Le Pape a tendu les bras vers les intégristes ; le problème c’est que d’aucuns persistent dans leur refus d’obéissance au Pape et de reconnaissance de Vatican II.Le rite de saint Pie V est valide lorsque les messes sont célébrées EN UNION avec le Pape et avec l’Evêque du diocèse. De plus, cette obsession du rite de saint Pie V fait oublier les rites CATHOLIQUES orientaux. L’Eglise n’est pas une secte !
attention les amis …! Dans cette affaire de « pipi au lit »attention aux « incontinences verbales »…On est tous dans de sales draps.
Patience, »cito veniet salus tua »Le salut va venir ,mais c’est Dieu qui décide de la façon, du jour et de l’heure.
Ce qui est fantastique avec le (tout) petit monde tradi, c’est que même s’il n’étaient plus que deux, ils réussiraient encore à s’accuser réciproquement d’hérésie et à s’envoyer des anathèmes à la figure!
Bonne année 2011 à tous, dans l’unité de l’Église et l’amour du Christ!
En tout cas, malgré les différents, gardons à l’esprit que nous voulons plus que tout rester Catholique de l’Eglise Romaine et que nous nous efforçons tous d’oeuvrer pour cela.
Pour ma part, je vous souhaite à tous une très bonne et sainte année 2011; Qu’elle soit pour chacun source de paix et de de bonne entente!
Vous avez raison, Senex. Il faut laisser pisser le mérinos. Le motu proprio Summorum Pontificum du 7/7/7 est un heureux prolongement du motu proprio du 2/7/88, qui lui même complétait harmonieusement l’indult du 3/10/84. Attendons la suite, sans rester inertes, en priant, mais sans réagir aux provocations imbéciles.
je suis d’accord avec Mrs.Senex et Mingdi,
quant a la juridiction la FSSPX pour ceux qui ne savent pas elle dépend de Rome, donc tout est valide et en union avec la Sainte Église,
il ne faut pas parler pour parler quand on ne sait pas,
Bonne et Sainte Année a tous, restons catholique apostolique romain,quelle manque de charité!les chrétiens au temps de Notre avaient beaucoup de charité entre eux et les païens disaient, voyez comment ils s’aiment! et cela servaient a les convertir.méditez
M. Dubois : je pense parler de ce que je connais puisque je maîtrise (et c’est largement le cas de le dire) les questions juridiques tout en possédant de sérieuses notions canoniques !
Vous affirmez que la juridiction de la FSSPX « dépend de Rome » mais Rome a affirmé lors de la levée des excommunications que cela ne rendait pas régulière pour autant la situation des clercs de la FSSPX (donc qui dit situation irrégulière dit globalement absence de juridiction) et la FSSPX argumente pour sa part en affirmant détenir une juridiction fondée sur une situation d’exception : donc, contrairement à vous, elle n’affirme pas avoir une juridiction régulière dévolue de et par Rome !
Sinon, ne confondez pas validité et licéïté.
Quant à la charité, c’est de dire la vérité et de rappeler le droit de l’Eglise. Reprendre un prêtre qui affirme des contre-vérités, c’est aussi un acte de charité pour éviter qu’il n’entraîne les autres vers l’erreur.
Pardon, j’ai manqué de précision : la FSSPX excipe d’une juridiction qui lui serait conférée par « l’état de nécessité »… Outre le fait que cette affirmation n’est pas réellement fondée dans les textes (puisqu’elle croit utile d’invoquer aussi les facultés missionnaires conférées à Mgr Lefebvre), il me revient cette phrase de la Bible dans le livre de Samuel, chap 13 :
« …necessitate conpulsus obtuli holocaustum : dixitque Samuhel ad Saul, stulte egisti nec custodisti mandata Domini Dei tui… »
que l’on peut traduire ainsi : « j’ai offert le sacrifice poussé par la nécessité ; alors Samuel dit à Saül : tu as agi en insensé et tu n’as pas respecté la loi du Seigneur ton Dieu… »