S.É.R. Raymond L. Burke, cardinal de la Sainte Église, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, recevant, en cappa magna, agenouillé et tête nue, la bénédiction d’un jeune lévite – en l’occurrence le chanoine Bertrand Bergerot de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre– qu’il vient lui-même d’ordonner prêtre pour l’éternité le 7 juillet 2011. Quelle saisissante image !

On ne dit pas : un jeune lévite (sauf erreur de ma part), pour un prêtre. Le lévite de l’Ancienne Alliance correspondait au diacre de la Nouvelle.
Un lévite, selon la définition du Larousse, est un serviteur inférieur du Temple, ou alors (au féminin) une redingote !
J’aimerai un commentaire de mr Senèze sur l’humilité qui accompagne le porteur de capa magna!Cette photo est vraiment superbe car elle parle d’elle mème!
Est-ce bien ce type de personnalité qui va redorer le blason de notre Eglise dans l’opinion publique ?
Il ne s’agit pas de « redorer le blason » de l’Église. Il s’agit pour l’Église d’annoncer l’Évangile au monde. Le Christ ne nous a pas promis la réussite, à vue humaine, de l’évangélisation, mais il a demandé à son Église de la faire. Le cardinal Burke y contribue. De manière… éminente. Si je puis dire.
Qui s’abaisse sera élevé,et c’est ce que pratique le prélat Burke!Je ne vois vraiment pas en quoi cette image d’humilité vous choque d’autant que certain depuis Vatican II n’ont que se mot à la bouche!Dites-nous le fond de votre pensée alors.
Cela fait deux fois que je vois le mot « lévite » sur ce blog. Je pensais qu’il était réservé à une tribu d’Israël, celle des prêtres.
Dois-je comprendre que le terme a été conservé par l’Eglise pour les nouveaux prêtres ?
C’est un synonyme de « prêtre ». L’usage en est peu fréquent, mais ce n’est pas une raison pour s’en priver !
Non, je répète. Lévite n’est pas synonyme de prêtre, mais de diacre, ou encore de ministre inférieur.
Tous les prêtres de l’Ancienne Alliance étaient de la tribu de Lévi, donc lévites en ce sens-là. Mais tous les lévites n’étaient pas prêtres. Jeune lévite se disait volontiers du jeune clerc, du jeune tonsuré, du jeune ensoutané. Non du prêtre. Tout le sens de la photo est là : un jeune prêtre est supérieur en dignité, dans l’Eglise du Christ, même à un cardinal en cappa magna. C’est pourquoi le cardinal est à genoux et le prêtre bénit.
Pour Marie je rappelle que les Pères de l’Eglise, saint Clément de Rome par exemple, ont toujours comparé la hiérarchie actuelle de l’Eglise à celle de l’ancien Temple, qui en était une préfiguration, une annonce.
Le lévite correspondait au diacre, ou autre ministre inférieur.
Le prêtre (presbuteros) correspondait au prêtre (iereus).
Le grand prêtre correspondait à l’évêque.
Saint Barnabé était lévite de l’ancien culte. (Cf. Ac 4,36).
Dans le Dictionnaire de l’Académie française (8ème édition), lévite s’utilise pour signifier un prêtre catholique mais de manière figurative et dans un style élevé.
merci de « redonner du vif aux mots de la tribu »…
le jeune lévite bénit le cardinal…Jésus a dit qu’Il nous servira à table au festin du Royaume…Merci pour ces « inversions » de l’ordre mondain qui disent un petit bout de Bonne Nouvelle …
Resterait à hurler sur les toits au monde entier: Vous êtes faits pour la noce éternelle avec la Source même de votre Etre, avec « l’Etre Qui Est Ce(lui) Qui Suis », vous ne pouvez pas échapper à cette invitation, vous choisissez sans même y penser pour ou contre l’Etre,l’Acte Pur, la Vie, la Vérité, la Voie ( Qui Se dit aussi Amour, mais gardons nous de ne pas trop isoler l' »Amour » du reste, faute de retomber dans le sens limité et les perversions mondaines du Plus Précieux, de la Perle et du Trésor, de « Là Où Est notre coeur » )
est-ce une illustration des paroles de Jésus « je vous ai donné l’exemple pour que vous agissiez ainsi » lorsqu’il a lavé les pieds de ses disciples: il s’est abaissé?
Réponse à Americatho : Dont acte, je n’avais pas pensé à consulter Google.
Avec mes pauvres yeux de père esbaubi je ne vois ici réunis que toute la Grâce de Dieu, sa gloire , sa miséricorde et l’humilité parfaite de ses serviteurs, du plus grand au plus petit.
Honneur aussi à une mère dévouée et à sa fille idem qui ont confectionné avec tant d’amour et d’abnégation la sublime chasuble.
Grâce soit rendue à son Eminence révérendissime pour,au delà de toute apparence pour le profane, sa très grande simplicité et son affection si paternelle.
Joie et émotion de lire votre commentaire; Et merci d’avoir donné avec votre épouse ce jeune (et bien sympathique) lévite à l’Église !
A vrai dire nous ne l’avons pas « donné », c’est le Bon Dieu qui l’a si judicieusemente et si affectueueusement choisi, quand bien même nous l’avons ardemment souhaité et demandé à Celui qui peut ,Seul, en décider.
Et à dire également non moins vrai pour nos amis que cet incomparable voyage , au sens de misson – à la fois dans et hors du temps – « tente » , si l’on pouvait dire ainsi, on ne fait pas le malin lorsque cela vous est annoncé par celui qui vous est si proche et dont on perçoit aussitôt qu’il est donné tout entier à sa merveilleuse, mais aussi bien sûr, redoutable vocation.
On ne fait pas le malin non plus parce que l’on perçoit très vite que le diable , qu’on avait parfois un peu oublié , n’aime pas cela du tout , et il le fait savoir de bien de sournoise et parfois bien rudes manières.
Cela n’empêche pas qu’il n’y ait pas de plus grande joie à souhaiter pour tous les parents du monde.