Voici la liste des nouveaux cardinaux, annoncée ce matin par Benoît XVI, comme je le disais tout à l’heure:
1. Mgr Angelo Amato, préfet de la Congregation pour la cause des saints;
2. S.B. Antonios Naguib, Patriarche d’Alexandrie des Coptes;
3. Mgr Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum;
4. Mgr Francesco Monterisi, Archiprêtre de St Paul hors les Murs;
5. Mgr Fortunato Baldelli, Pénitencier majeur (et ancien nonce apostolique en France);
6. Mgr Raymond Burke, préfet de la Signature apostolique;
7. Mgr Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens;
8. Mgr Paolo Sardi, vice-camerlingue de la sainte Eglise romaine;
9. Mgr Mauro Piacenza, préfet de la Congregation pour le clergé;
10. Mgr Velasio De Paolis, président de la Préfecture pour les Affaires économiques;
11. Mgr Gianfranco Ravasi, préfet du Conseil pontifical de la Culture;
12. Mgr Medardo Joseph Mazombwe, archevêque émérite de Lusaka (Zambie);
13. Mgr Raúl Eduardo Vela Chiriboga, archevêque émérite de Quito (Equateur);
14. Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa (Rep. Dem. du Congo);
15. Mgr Paolo Romeo, archevêque de Palermo (Italie);
16. Mgr Donald William Wuerl, archevêque de Washington (USA);
17. Mgr Raymundo Damasceno Assis, archevêque d’Aparecida (Brésil);
18. Mgr Kazimierz Nycz, archevêque de Varsovie (Pologne);
19. Mgr Albert Malcolm Ranjith , archevêque de Colombo (Sri Lanka);
20. Mgr Reinhard Marx, archevêque de Munich (Allemagne).
A côté de ces 20 nouveaux électeurs ont été nommés 4 autres cardinaux:
1. Mgr José Manuel Estepa Llaurens, archevêque émérite de l’Ordinariat militaire d’Espagne;
2. Mgr Elio Sgreccia, ancien président de l’Académie pontificale pour la Vie;
3. Mgr Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical pour la science historique;
4. Mgr Domenico Bartolucci, ancien maître de choeur de la chapelle sixtine récemment remplacé.
Notre petit blogue présente à tous ces éminents ecclésiastiques ses plus vives félicitations et les assure surtout de nos prières pour qu’ils soient dignes de cette pourpre des martyrs, demeurant fidèles à la Tradition et au Pape.
Ravasi cardinal… c’est pas une bonne nouvelle
André-Joseph Léonard, oublié? Ou sanctionné?
Je ne crois pas qu’il faille tirer de conséquence de l’ « oubli » de Mgr Léonard pour le prochain consistoire: le cardinal Danneels n’a pas encore atteint la limite d’âge de 80 ans qui le rendra non électeur au prochain conclave. Et une règle non écrite veut que l’on n’ait pas en même temps deux cardinaux électeurs issus pour le même siège épiscopal.
Par contraste, avec l’élévation à la pourpre de Mgr Wuerl, il y aura deux archevêques de Washington dans le collège cardinalice, mais le cardinal McCarrick a franchi la barre des 80 ans en juillet dernier; il n’y aura donc qu’un électeur de Washington.
Merci pour le relais de cette information.
Avez-vous pu vérifier les questions qui se posaient à propos de prélats élus à des postes « cardinalices » mais dont les prédécesseurs sont toujours vivants ?
Comme je le disais à l’instant à M. Guttierez, l’usage est de ne pas nommer un archevêque, même titulaire d’un siège traditionnellement « cardinalice » (comme Malines-Bruxelles), tant que son prédécesseur est encore électeur. En revanche, lorsque celui-ci a dépassé la limite d’âge de 80 ans, le successeur peut fort bien recevoir le chapeau du vivant de son prédécesseur.
Je précise qu’il ne s’agit que d’un usage et que le Pape est parfaitement libre de passer outre.
Merci pour la précision, cher M. Ganimara… Si le Pape respecte l’usage, il se pourrait donc que l’archevêque Léonard ne soit pas élevé à la pourpre avant juin 2013 (quand Godfried Danneels sera âgé de 80 ans). Si c’est bien le cas (j’entends bien qu’il ne s’agit que d’un usage), André-Joseph Léonard ne serait cardinal électeur que de fin 2013 à mai 2020 (ce qui n’est pas si mal).
« Avec l’élévation à la pourpre de Mgr Wuerl, il y aura deux archevêques de Washington dans le collège cardinalice ». Non, non, il en aura trois, puisque le sinistre cardinal W.W. Baum est encore en vie (quoiqu’en très mauvaise santé). Ceci étant, cela ne fait qu’un électeur, puisque le cardinal Baum, comme son confrère Mac Carrick, a dépassé les 80 ans.
Créer Mgr Ravasi cardinal, c’est fabriquer une bombe atomique. Les martiniens-danneelsiens et autres anti-ratzingeriens se cherchent un champion pour le prochain conclave (car tel est leur objectif). Ravasi cardinal, c’est le leur offrir sur un plateau d’argent. Dans quelques brèves années, le bommerang pourrait bien nous revenir en pleine figure et, rétrospectivement, on commentera alors l’ascension fulgurante du Papa Ravasi…
Je ne prétends pas faire de prophétie mais Benoît XVI prend un risque considérable. A son âge, il ne changera plus, et il ne comprendra donc sans doute pas qu’il ne sert à rien de donner des promotions à des gens qui sabotent son travail. Ca ne fait que les enhardir.
Il est évident que, pour moi, l’élévation à la pourpre de Mgr Ravasi est une bonne nouvelle et le signe que le Saint Père ne chante pas toujours la chanson que d’aucuns voudraient lui faire chanter… en oubliant que c’est un homme de culture, et libre, au moins autant (sinon plus) qu’un homme d’appareil. C’est ainsi qu’il se révèle, à mon sens, en voulant faire de ce prélat un Cardinal de la Sainte Eglise Romaine!
Quand donc les fidèles catholiques se comporteront-ils en catholiques, c’est-à-dire cesseront de passer les actes du pape au crible pour dire ce qu’il a mal fait et ce qu’il a bien fait, ce qu’il aurait dû faire et ce qu’il n’aurait pas du faire… etc.? Quand donc les fidèles catholiques se souviendront-ils que le Successeur de Pierre bénéficie de lumières qui lui permettent de savoir mieux que quiconque qui doit être cardinal et qui ne mérite pas de l’être? Quand donc les fidèles catholiques comprendront-ils que la « direction » de l’Eglise a une dimension universelle et ne se fait pas à partir des vues franco-françaises ou des intérêts locaux pour telle ou telle pastorale liturgique?
Mais oui, l’abbé Lobet est évidemment content qu’un moderniste ait été promu. Et j’entends moderniste au vrai sens du terme: Mgr Ravasi est allé jusqu’à polluer la préface du livre de Benoît XVI avec ses distinctions bultmaniennes sur Jésus.
M. Crouan pousse peut-être la papolatrie jusqu’à croire que le vicaire du Christ soit a priori exempt d’erreur dans ses actes de gouvernement? L’infaillible n’est pas l’impeccabilité et le pape n’est pas impeccable. Dès lors, on ne voit pas pourquoi on devrait nécessairement partager ses vues sur des décisions prudentielles. Dans ces matières, on peut très bien accepter ses décisions (je ne crois pas que qui que ce soit ici ait refusé de reconnaître tel ou tel futur cardinbal) tout en exprimant avec respect des réserves ou des perplexités.
je ne suis pas catholique mais protestant, que le Pape soir le successeur de Pierre et qu’il soit inspiré pour la nomination des cardinaux je laisse cela aux catholiques, idem pour les « lumières » dont bénéficieraient les cardinaux lors du conclave. Mais, la fermeté doctrinale du pape m’importe car, qu’on le veuille ou non, son influence n’est pas nulle sur les autres églises: c’est le cas du livre sur Jésus. En revanche, la préface de Ravasi « homme de culture et libre » est une porte ouverte à touts les relativismes.
Il faut tout de même dire et rappeler que la Préface du livre de Benoît XVI n’a pas été publiée sans l’assentiment de Benoît XVI lui-même, voyons…