A Nivelles (lieu de résidence de l’évêque auxiliaire pour le Brabant wallon), le chanoine Hudsyn s’est montré fidèle bras droit de Mgr Vancottem, “gérant” de conserve avec lui le déclin religieux de cette région. Jean-Luc Hudsyn a mis particulièrement l’accent sur la formation permanente des “acteurs pastoraux”. En d’autres termes, si vous aviez des interrogations questionantes sur le partage de notre souci de faire Eglise ensemble dans un cheminement de redécouverte du pourquoi de notre être-aux-autres, il suffisait de vous inscrire à une session organisée par l’abbé Hudsyn. L’épiscopat qui s’annonce est donc prometteur.
La photographie qui accompagne l’annonce de cette nomination sur le site de la conférence épiscopale est d’ailleurs révélatrice: l’abbé Hudsyn y apparaît sans le moindre soupçon d’habit ecclésiastique. Détail, mesquinerie, diront certains. Je n’en suis pas si sûr: à l’heure où certains clercs remettent en cause la notion de sacré jusque dans le sacerdoce, cette photo-portrait prend toute sa valeur, d’autant qu’il s’agit d’une photo de présentation et qu’elle est en conformité avec la “pastorale” aplatissante et pélagianisante menée par l’intéressé.
Sur le fond, j’avoue que je m’interroge: à quoi servait d’envoyer Mgr Vancottem à Namur si c’était pour le remplacer par son bras droit. S’agissait-il uniquement de promouvoir Mgr Vancottem? Ce n’est pas impossible, puisque Mgr Léonard était persuadé depuis longtemps qu’il méritait d’avoir un diocèse propre. (Etant donné que, comme dit Jacques Brel, “on n’oublie rien, de rien, on s’habitue”, un petit rappel au sujet de Mgr Vancottem n’est pas inutile, je renvoie donc à ce que j’ai déjà écrit sur le nouvel évêque de Namur). A l’époque, je voulais espérer que cette promotion de Mgr Vancottem était pensée par Mgr Léonard comme une occasion de reprise en main du diocèse de Malines-Bruxelles. La nomination de Mgr Hudsyn met évidemment un terme à cette hypothèse favorable.
(à suivre)
Bonjour,
Quelques infos supplémentaires:
Les 3 auxiliaires seront ordonnés conjointement le 03/04 à la Basilique de Koekelberghe et non à la cathédrale.
Mgr Léonard a signalé que c’est par abus de langage qu’on parle d’évêque du Brabant (Flamand ou Wallon)ou de Bruxelles; il n’y a qu’un évêque territorial: celui de Malines-Bruxelles.
Les trois auxiliaires auront aussi des compétences transversales.
Ces indices laissent à penser que Mgr Léonard restera très actif dans le diocèse.
Les récentes nominations « pastorale » de Mgr vont dans le sens d’un redressement (deux nominations pour la messe de St Pie V/Jean XXIII),nomination de l’ancien chapelain (très classique: l’adoration eucharistique ressuscite grâce à lui) de Paray-le-Monial dans un secteur assez vivant de Bruxelles Est…
De plus, le séminaire, quasi désert, se repeuple.
Tout cela semble plutôt prometteur…
Le capitule des vêpres de ce soir, de la Première Lettre de saint Pierre (3, 8-9) :
« Que tout le monde vive parfaitement uni, plein de sympathie, d’amour fraternel, de tendresse, de simplicité. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte; au contraire, appelez sur les autres la bénédiction puisque, par vocation, vous devez recevoir en héritage les bénédictions de Dieu. »
Une précision, encore : ce n’est pas Nivelles qui est « le lieu de résidence de l’évêque auxiliaire pour le Brabant wallon », mais Wavre, chef-lieu de la Province du Brabant wallon… Insultez si vous voulez quelqu’un qui vient d’être élu évêque par le pape, mais au moins rapportez exactement les faits.
Cher Yves, il y a toujours moyen de se bercer d’illusions si on a envie.
J’ai rencontré, ce jeudi midi, l’archevêque au Cercle de Lorraine, à Bruxelles. Il dit se réjouir de la nomination des auxiliaires qu’il a lui-même proposés à Rome… Ce ne sont clairement pas des nominations « politiques », à visées restaurationnistes, mais bien des promotions de continuité, qui répondent à une logique pastorale évidente. Rien qui ne soit susceptible de bouleverser la domination « danneelsiste » de l’Eglise catholique de Belgique.
Kirie eleison
« Que tout le monde vive parfaitement uni, plein de sympathie, d’amour fraternel, de tendresse, de simplicité. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte; au contraire, appelez sur les autres la bénédiction puisque, par vocation, vous devez recevoir en héritage les bénédictions de Dieu. »
En quoi manque-t-on de charité ici? Je pense, M. l’abbé, comme je vous l’ai dit ailleurs, que c’est simplement un usage de la liberté de jugement et d’expression sur ce qui se passe dans notre Eglise locale.
Vous semblez constamment donner dans le deux poids, deux mesures, et vous nous faites douter de votre objectivité. Peut-être pourriez-vous citer aussi ce texte paulinien à votre ami M. Ringlet, lui qui se dit tellement proche de l’Ecriture.
Lui, sans doute, vit « parfaitement uni, plein de sympathie, d’amour fraternel » vis-à-vis du Saint-Père et de l’Eglise officielle, et n’a nullement besoin de la leçon que vous nous faites.
Quand M. Gutiérrez dit: « Rien qui ne soit susceptible de bouleverser la domination « danneelsiste » de l’Eglise catholique de Belgique », il dit le contraire de ce qu’il veut exprimer. On mettra peut-être sur le compte de ses origines hispaniques le mauvais maniement de la négation mais il est assez savoureux pour un journaliste de dire exactement le contraire de ce qu’on voulait écrire.
En quoi manque-t-on de charité ici? Je vois sur ce blog des personnes s’acharner sur des prêtres, y compris des prêtres qui viennent d’être élus évêques par le pape (oui, par le pape : même si cela ne vous plaît pas), en déclarant que c’est un mauvais choix, que ces prêtres sont des « post-catholiques », etc., etc. C’est de la charité, ça? Je ne suis pas un intime de l’abbé Ringlet, mais je peux vous dire que jamais il ne se permettrait sur personne des jugements d’une aussi péremptoire méchanceté et d’une idéologie aussi manifeste. Et oui, sur ce point je vous fais la leçon, en vous citant l’Ecriture qui est dans ce blog étrangement méconnue…
Facile d’accuser d’idéolgie ceux qui jugent l’idéologue. Y a-t-il plus idéologue que Ringlet? Sa réflexion n’est jamais d’Eglise, elle toujours sur l’Eglise et contre ce que fait l’Eglise, pour une autre Eglise. Il a lui-même un jour parlé de « notre belle-mère la Sainte Eglise… » Laissons-lui quand même le bénéfice du doute… il est peut-être de cette minorité d’hommes qui aiment leur belle-mère…
M. Charlier, je vous vois bien naïf… mais il est permis de rêver. Il n’y a qu’un évêque territorial, mais alors pourquoi nommer trois autres évêques? Des vicaires généraux, avec pleine juridiction auraient suffi. A quoi leur sert leur mître?
Je lis aussi : « De plus, le séminaire, quasi désert, se repeuple. » Quel séminaire? Il n’y a plus de séminaire bruxellois, puisqu’on envoie désormais tous les séminairistes francophones à Namur. Donnez-nous des chiffres qui étaient cette affirmation et démontrent ce merceilleux renouveau.
Si on comprend bien le P. Lobet, il est moins grave de « taper » sur le pape et de demolir l’enseignement de l’Eglise, comme le fait l’abbe Ringlet a longueur de temps, que de dire que l’abbe Ringlet n’est pas catholique (ce qui est une evidence pour qui a deux sous de sensus fidei). Merci au P. Lobet pour cet aveu.
avant de critique la Belgique et sa foi, visitez ce site, que de jolies photos
http://stwendelinaupaysdenied.over-blog.com/5-index.html
Kris, vous avez raison: Ricardo Gutiérrez s’est empêtré dans une négation de trop et a dit ainsi exactement le contraire de ce qu’il voulait dire. En tout cas, je suis intrigué de constater que, pour le Grand Soir, journal exotérique de la FM, une nomination de restauration est « politique », tandis qu’une nomination dans la ligne daneelsienne est « pastorale » et même « évidente ».
Il me semblait que la pastorale relevait de la « cuisine interne » de l’Eglise mais il semble que ce ne soit pas l’avis du journal de la loge. Franchement, si Vers l’Avenir ou Pastoralia s’occupait de la « pastorale » des nominations à la loge, qu’est-ce qu’on entendrait?
Madame Dumoulin, l’appréciation sur l’orthodoxie de l’abbé Ringlet revient à son évêque et, que je sache, pas à vous. Pour l’instant, je ne pense pas que son supérieur ait repris l’abbé Ringlet, ni du reste non plus la Doctrine de la Foi, à Rome… même lorsqu’il occupait le poste important de vice-recteur de l’UCL. Seriez-vous, ici encore, « plus catholique que le pape »?
Normal! Son supérieur, en fait, est l’évêque de Liège, que n’impose même pas de sanctions au « Père » Dufour qui a célébré impunément un simulacre de mariage de « personnes du même sexe »… A déviant, dévaient-et-demi!