En lisant les différents documents, dont la Note doctrinale publiée hier, Rome considère en fait et en droit les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X comme relevant d’une communauté séparée de l’Église catholique. C’est en effet ce qui ressort également d’exigences de profession du credo et d’un formulaire demandant un assentiment au magistère comme le souligne la procédure désormais à suivre. Cela ressort aussi du fait que même les fidèles dits « non imputables » sont tenus de ne plus se rendre aux lieux de culte administrés par la FSSPX. Les fidèles relevant de l’adhésion dite formelle – au for interne et au for externe – sont tenus de remplir un formulaire tout comme les clercs de la FSSPX, qui eux sont présumés avoir adhéré formellement. Un prêtre désireux de se réconcilier devra attendre un an, par exemple, s’il veut être incardiné dans un diocèse. Or c’est long, décourageant et indique peut-être une claire volonté de démarcation destinée à rappeler la gravité de l’enjeu. De telles exigences rompent avec les souplesses romaines précédentes à l’instar des facultés canoniques accordées par le pape François. Or si on lit les documents romains et aussi le texte de Mgr Aillet, on comprend que les facultés romaines accordées sous François ont été révoquées. La FSSPX ne dispose plus de juridiction pour les confessions et les mariages. C’est peut l’une des conséquences les plus significatives des sacres du 1er juillet dernier avec les excommunications.
