La structure issue des Frères de la Charité et qui gère en Belgique de nombreuses institutions, écoles, centres de santé etc. change de nom, effaçant son passé catholique et son histoire au profit d’un nom issu du sanskrit (!). La structure change aussi de président – la nouvelle, Cindy Franssen, vient des chrétiens-démocrates flamands.
Comme l’indique la presse catholique flamande, « la gestion des nombreuses institutions et écoles, autrefois fondées ou reprises par les frères, est désormais assurée par une organisation à but non lucratif distincte qui, bien qu’également appelée Frères de la Charité, constitue une entité juridique séparée. C’est cette structure qui change de nom’‘ et (pas encore) la congrégation.
« Evara a plusieurs significations :
- Evara signifie « don » en sanskrit : « Même si la mission de nombre de nos employés n’est pas toujours facile, nous considérons toujours comme un privilège et un don d’accompagner les gens et d’être en action avec ceux qui ont le plus besoin de nous. »
- Vara signifie « être là » en suédois : « Un symbole de notre présence aux moments cruciaux de la vie de nos étudiants, clients et résidents. »
- Eva signifie « souffle de vie » : « En tant qu’organisation, nous nous efforçons d’améliorer la qualité de vie et d’explorer les possibilités offertes par les soins de santé et l’éducation. Nous nous concentrons sur les opportunités et sur les aspirations des individus, quelles que soient les limitations ou les difficultés qu’ils rencontrent. »

Ma civilisation n a aucun intérêt je serai bien plus heureuse en en sortant. J attirerai plus de monde grace à ce nouveau nom indo-européen si inclusif se dit Mme Franssen.
Ce n est pas en se fuyant soi même en rejettant sa propre civilisation que l on attire.
Le « problème » n’est pas tant le changement de nom, mais le changement de nature opéré il y a quelques années par les Frères de la Charité, en Flandres :
Congrégation fondée en 1807 par Pierre-Joseph Triest à Gand pour s’occuper des pauvres et des jeunes, elle n’a aujourd’hui plus de vocation belge mais vit encore, notamment en Asie. En l’absence de religieux, la province de Belgique, qui gère les biens de la Congrégation (et notamment des écoles et des hôpitaux), a pris son indépendance, et est maintenant une structure associative/économique gérée par des laïcs et la congrégation a un regard de plus en plus lointain sur cette structure (bien que le conseil d’administration compte encore quelques frères)… Là est le problème.
Finalement, ils ont fait les mêmes erreurs que certaines congrégations enseignantes ou hospitalières en France : mal négocier la transition de la gestion entre les mains de laïcs.