Après la parution dans la presse locale de témoignages de salariés du diocèse d’Angers du mal-être qu’ils disent vivre au travail, et l’ouverture d’une enquête interne, Mgr Delmas, évêque d’Angers, communique :
En tant que président de l’Association Diocésaine, j’ai pris connaissance avec gravité du contenu de l’article de presse publié le 21 janvier 2026 par le journal Ouest France qui met directement en cause la déléguée générale et incidemment l’Association Diocésaine.
Je me dois d’être attentif à la sérénité des échanges et à veiller au respect de chacun.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête interne, toujours en cours, il est nécessaire de faire preuve de prudence et de la réserve nécessaire ; en particulier, de ne jeter sur personne un opprobre, excessif ou potentiellement infondé.
A Angers, le 23 janvier 2026
Mgr Emmanuel Delmas
Évêque d’Angers
De Rémy Cointreau au diocèse d’Angers
Les témoignages des salariés visent Céline Bléher, qui cumule les fonctions de gouvernance. Elle est à la fois « délégué général – fonction souvent occupée par des femmes, d’ailleurs –possède en quelque sorte la même casquette que celle du vicaire général, second de l’évêque, qui, lui, est un prêtre [mais aussi] économe, ce qui lui permet de gérer les finances, l’immobilier, etc. Avec une centaine de salariés à chapeauter (une cinquantaine d’équivalents temps plein) et environ 160 prêtres, elle est le bras droit de l’évêque à la gouvernance« .
Les salariés dénoncent des « mensonges, manipulations, rabaissements ou encore l’absence de décisions sur des dizaines de dossiers. Depuis le mois de septembre 2025, trois salariés à des postes de direction ou des responsables de service ont été en arrêt de travail. Deux le sont toujours. D’autres collègues seraient en situation de mal-être« .
Saumuroise d’origine, Céline Bleher a dirigé la Jeune chambre économique française en 2015; « âgée de 33 ans, Céline Bléher est, depuis 2011, la responsable des ressources humaines du site Rémy Cointreau d’Angers, un groupe qu’elle a intégré en 2007 après une école de commerce et un master RH. La jeune femme est entrée en 2007 à la Jeune chambre d’Angoulême-Cognac dont elle a été présidente en 2010, avant de devenir chargée de mission nationale sur l’international en 2011 puis sur la formation en 2012. En 2013, elle fait le choix de rejoindre la JCE de Saumurois « qui redémarrait avec 6 membres ». En 2014, elle intègre le bureau national en qualité de secrétaire générale. L’année 2015 sera axée autour de l’économie circulaire – une thématique initiée en 2014 – ouverte aux économies du futur« .

Ce cas (comme d’autres) illustre bien que le problème dans les diocèses n’est pas le « cléricalisme », mais la concentration des pouvoirs. Ici, elle est déléguée générale, donc un truc fourre tout et flou pour dire qu’elle a tout les pouvoirs de décision et de représentation sur les salariés, et peut être les clercs.
Il faudrait peut être trouver une solution du genre, lui garder économat et supprimer ce poste aberrant de « déléguée générale ».
L’autre souci de prendre des laics à des postes de directions dans les diocèses, ici la représentante valide de l’évêque aux pouvoirs similaires à un vicaires épiscopal, est qu’ils viennent de la direction des entreprises. Et y importent leurs mode de managériale brutale « fait du profit ou dégage ». Les employés du diocèses avaient surement plus l’habitude d’un mode de gestion plus tranquille et moins accès sur l’efficacité avec un vicaire général…
Les diocèses ne sont pas des entreprises comme les autres…