Léon XIV a nommé Mgr Carlo Roberto Maria Redaelli, jusqu’ici archevêque de Gorizia, secrétaire du dicastère pour le clergé. Il succède à Mgr Andrés Gabriel Ferrada Moreira, transféré à la tête du diocèse de San Bartolomé de Chillán au Chili le 31 octobre. Mgr Redaelli collaborera avec l’actuel préfet, le cardinal sud-coréen Lazzaro You.
Né à Milan en 1956 et ordonné prêtre en 1980, Redaelli s’est formé comme juriste et a obtenu la licence en Droit Canonique à la Grégorienne (1988). Sa carrière a été celle d’un homme de curie diocésaine et de structures. À Milan, il a travaillé dans l’avocature ecclésiastique et est devenu vicaire général ; plus tard, il a été auxiliaire et, depuis 2012, archevêque de Gorizia. Ce profil technique s’est consolidé à la Conférence Épiscopale Italienne. Redaelli a présidé le Conseil pour les affaires juridiques de la CEI et a été lié pendant des années à des questions de biens ecclésiastiques et d’administration. C’est le type de curriculum que Rome utilise quand elle cherche quelqu’un capable de « mettre de l’ordre dans la maison » sans sentimentalisme.
A l’assemblée de la conférence des évêques italiens, en 2018, Mgr Redaelli s’était fait le porte-parole des évêques qui condamnaient le motu proprio Summorum Pontificum. Messa in latino relatait :
Mgr Redaelli, évêque de Gorizia (dont nous savons qu’il a obtenu un diplôme en droit canonique à l’Université pontificale grégorienne) a affirmé que le Missel ancien de Jean XXIII avait été abrogé par Paul VI (contrairement à ce qu’affirme Benoît XVI dans le Motu Proprio) et que, par conséquent, Summorum Pontificum, dont les prémisses juridiques sont erronées, est inopérant dans la partie où il affirme la validité continue de l’ancien missel et reconnaît sa validité inchangée aujourd’hui. Pour cette raison, le motu proprio est un « non-sens » juridique et la liturgie « tridentine » n’a pas été légitimement rétablie par le motu proprio et ne peut être considérée comme libéralisée.
En 2017 il avait refusé de condamner le « mariage » d’un chef scout avec un homme. Il avait invité les fidèles à « réfléchir ensemble pour comprendre si, même à partir d’un événement aussi controversé, on peut recevoir des aspects de la grâce » et rappelait » l’invitation à accueillir, discerner et intégrer qui imprègne le magistère du pape François ».
