Ce dimanche de Pâques, BFMTV s’interrogeait sur la progression des “tradis” dans l’Eglise : “Ça s’insinue petit à petit”: les traditionalistes gagnent-ils du terrain dans l’Église ?
Extrait (Article complet disponible en ligne)
Ce retour en grâce du traditionalisme se manifeste sous de multiples formes: regain des messes tridentines, célébrées selon l’ancien rituel; davantage de textes et de prières en latin, d’encens, d’aspersions et d’agenouillements; communion dans la bouche; prêtres revêtus des vêtements liturgiques d’avant la réforme…
“Les traditionalistes se définissent d’abord comme attachés à l’ancienne forme rituelle de la messe, ils préfèrent d’ailleurs se désigner comme des catholiques traditionnels”, explique Jean-Benoît Poulle, agrégé d’histoire et spécialiste du catholicisme.
“Mais il ne faut pas confondre traditionalistes et intégristes”, distingue le prêtre et sociologue Nicolas de Bremond d’Ars, qui évoque le cas de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, en rupture avec Rome. “À l’origine, les intégristes défendaient l’intégrité et l’intégralité de la foi et de la religion”, explicite Jean-Benoît Poulle. “Aujourd’hui, c’est la frange la plus extrême des traditionalistes.”
En ce qui concerne les traditionalistes, le mensuel catholique La Nef a estimé leur nombre en France à un peu plus de 50.000, pour quelque 250 lieux de culte qui proposent régulièrement la liturgie selon la forme extraordinaire – c’est-à-dire d’avant Vatican II.
Jean-Benoît Poulle évalue plutôt leur nombre entre 100.000 et 200.000. Mais si ce total paraît faible, il est à mettre en regard de “la décrue générale du catholicisme”, nuance Jean-Benoît Poulle.
“Il n’y a pas une dynamique énorme mais leur part relative croît beaucoup”, estime-t-il. “À l’image de la marée qui se retire, ils sont plus visibles.”
Ce lundi, un autre article du Parisien revient sur le nouveau lieu de messe traditionnelle accordé dans le diocèse de Versailles, où la messe traditionnelle est désormais célébré”e tous les dimanches et fêtes (sauf Juillet et août) en la chapelle des Franciscaines de Saint-Germain-en-Laye (par des prêtres du diocèse).
Après plus trente ans de pourparlers, les adeptes de la liturgie traditionnelle viennent d’obtenir gain de cause. Le diocèse de Versailles autorise la célébration de messes en latin par des prêtres de la paroisse, dans la chapelle des Franciscaines de Saint-Germain-en-Laye. C’est le treizième lieu du culte du département ouvert à ces fidèles.
Et oui…les chiffres parlent d’eux-même…mais bon, on préfère limiter voir faire disparaitre la Sainte-Messe tridentine, et se focaliser sur une Messe Paul VI dont la liturgie est très souvent saccagée par des laïcs voulant tout diriger et surtout mettre le prêtre dehors car il n’a pas son mot à dire !
Les jeunes sont de plus en plus attirés par la liturgie ante Vatican II et notamment son sens sacré: le silence, la beauté de la liturgie et ce cœur à cœur avec notre Seigneur Jésus Christ durant tout l’office.
D’ailleurs, les textes originaux de Vatican II ne reflètent pas la réalité de ce qui se passe dans les églises de France et d’ailleurs.
Je vous invite à les relire, le latin, le grégorien, l’encens, les vêtements liturgiques anciens… ne devaient pas être abandonnés.
Les jeunes prêtres sont attachés à la liturgie ancienne, à la soutane mais on préfère les brider et les interdire de célébrer le rite tridentin.
Pas étonnant que les séminaires se vident et que ceux des communautés ex ecclesia dei sont pleins…
Je mets une réserve sur la Communauté Saint-Martin qui n’est visiblement plus ce qu’elle était.
En effet, je me suis rendu compte que beaucoup de prêtres issus de cette dernière ne pratiquent plus la tradition enseignée à Evron, même lors d’une messe Paul VI une fois en paroisse…
Certains “Don” tendent malheureusement à se “progressiser”… pour ne pas choquer les fidèles quel dommage !
Ne vous inquiétez pas, “les cathos tradi” ne sont pas prêts à disparaitre et sont bien en communion avec notre Sainte-Église et le Saint-Siège, même si cela gêne certains…
Des catholiques qui prient Dieu, vous rendez-vous compte, mais où va-t-on ?
Le prêtre Jean-Claude Sauzet est “chrétien, oui”. Mais ce membre de l’équipe de l’aumônerie des hôpitaux psychiatriques de Seine-Saint-Denis a “de plus en plus de mal à dire” qu’il est “catholique”….(tout est dit !).
“cet ancien aumônier à Jérusalem pour le Secours catholique et aumônier national au sein de l’ONG CCFD-Terre solidaire regrette ce qu’il considère comme un virage traditionaliste de l’Église.”
1) La tradition est plutôt une ligne droite.
2) Plus de cinquante après, ils ne se rendent pas compte que c’est leur virage anti-tradition, donc anti-catholique les a conduit dans le fossé.
La tradition catholique, pardon pour le pléonasme, jouera pour eux le bon Samaritain seulement hélas quand ils auront perdu toute leur force et qu’ils s’apercevront de la blessure infligée à l’Eglise à travers eux.
BFM, chaîne de télévision championne des fausses nouvelles.
Ce n’est pas la peine de leur faire une inutile publicité.
Le P. Sauzet, qui donne son opinion hétérodoxe dans l’article de BFMTV:
“Pendant le carême, de plus en plus souvent, les statues et crucifix sont recouverts de tentures violettes, c’est typiquement une coutume qui date d’avant le concile Vatican II (la réforme qui a modernisé l’Église en 1965, NDLR)”, observe-t-il.
Que je sache, je n’ai jamais vu cette “coutume” abandonnée depuis VATII dans les églises que je fréquente…
Il évoque évoque également la multiplication des cérémonies du chemin de croix les vendredis alors qu’elles étaient auparavant réservées au Vendredi saint – précédant le dimanche de Pâques. Là aussi, je tombe des nues ! Tous les vendredis de carême la cérémonie du Chemin de Croix a lieu. Jamais VATII ne l’a abolie à ma connaissance !
“Dans l’église à côté de chez moi, il a même été décidé que ces processions auraient lieu dans les rues de la ville”, s’étonne-t-il.
Personnellement, je ne vois pas pourquoi l’Eglise devrait les supprimer dans la mesure où les autorités civiles les autorisent, comme elles autorisent les prières de rue des musulmans.
Etc…
Ce prêtre est celui-là même qui me tenait lieu de guide quand j’ai visité les Lieux Saints en 2017.
J’en garde un assez mauvais souvenir…
Il est maintenant considéré comme “persona non grata” par les autorités israéliennes et il l’a bien mérité quand je me remémore son attitude anti israélienne systématique !!!
Je crains que la suite de mon commentaire ne terrifie le P. sauzet:
Une compilation de plusieurs sondages effectués aux USA et publiée en 2019 éclaire d’une lumière crue les différences fondamentales entre les fidèles catholiques attachés à la Messe Tridentine en latin et ceux qui fréquentent exclusivement les messes du Novus Ordo Missae en langage vernaculaire.
Ces sondages portent essentiellement sur les points suivants:
Messe Tridentine / Messe vernaculaire
– Approbation de la contraception 2% 89%
– Approbation de l’avortement 1% 51%
– Assistance à la messe dominicale 99% 22%
– Approbation des mariages homosexuels. 2% 67%
– Contribution financière à la vie de l’Eglise 6% 1,2% (en % des revenus)
– Pratique du sacrement de la Pénitence 98% 25% (au moins 1 fois/an)
– Taux de fertilité (nb d’enfants) 3,6 2,3