La Crète accueille un Concile orthodoxe : Primats et évêques se sont rassemblés à partir de ce dimanche sur l’île grecque pour une assemblée inédite depuis un millénaire. 500 évêques, 250 conseillers et des observateurs sont attendus jusqu’au 26 juin à l’académie orthodoxe dans le nord-ouest de l’île.
Le Saint et Grand concile est cependant mis à mal par l’absence annoncée de plusieurs Églises, dont celle, puissante, de Russie, qui représente démographiquement, selon les sources, entre un tiers et la moitié de la communion orthodoxe. Ce Concile, qui aura donc du mal à se dire panorthodoxe, s’ouvrira par une longue Divine liturgie ce dimanche, fête de la Pentecôte pour les Églises d’Orient, en l’absence de plusieurs primats. Le patriarcat d’Antioche, puis les Églises de Bulgarie et de Géorgie, qui critiquent notamment l’absence de plusieurs thèmes importants, ont annoncé qu’ils ne feraient pas le voyage ; tandis que le patriarche de Moscou s’est désisté au dernier moment.
Source Radio Vatican
Si ces défections n’ont pas découragé le patriarche Bartholomée, il n’aura pas la portée œcuménique qu’il visait. Bien que préparé depuis 50 ans, ce Concile panorthodoxe ne sera pas pleinement « pan » puisque 4 Eglises ne seront pas représentées. Il ne sera donc pas la réédition tant attendue de Nicée II, qui en 787 avait réuni tout le monde.
Certains craignent même que ce Concile, qui devait signifie le retour à l’unité de ces Eglises, ne soit au contraire la source d’un nouvel éclatement.