Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, a publié un communiqué suite à la profanation de la cathédrale par une excitée, dont on ignore si elle a été interpellée, suite au communiqué du ministre de l’Intérieur appelant au « respect » (le maintien de l’ordre, Bernard Cazeneuve ne connaît pas). Voici le communiqué de l’archevêque qui explique son silence mesuré et annonce une messe de réparation :
« À la veille de la venue du Pape François aux Institutions Européennes de Strasbourg, une femen a pénétré dans le choeur de la cathédrale, interdit au public, et s’est manifestée en montant sur l’autel où se célèbre la messe, et qui est entouré, par tous les catholiques, du plus grand respect. Ce geste honteux de provocation et de profanation nous heurte tous, catholiques blessés dans notre foi et nos convictions les plus profondes, mais aussi croyants d’autres confessions et citoyens loyaux attachés au respect d’autrui.
C’est intentionnellement après la venue du Pape que nous élevons cette protestation. En effet, nous voulions offrir au Pape François, durant les précieuses heures qu’il nous accordait, tout l’accueil, toute la sérénité et toute l’attention qu’il méritait. Le Pape reçut en effet un très bon accueil et une écoute très attentive. Que tous en soient vivement remerciés et que soit remercié le Pape François, pour sa visite, son souci des Européens, et son message d’espérance : puisse son appel à la solidarité et au respect de tous les hommes et de toutes les dimensions de l’homme, être entendu de tous !
Nous ne voulons pas répondre à la violence par la violence, à l’insulte par l’insulte, mais nous demandons fermement aux autorités publiques de bien vouloir accomplir leur tâche de maintien de l’ordre et de restauration de la justice. J’invite tous les fidèles qui le peuvent, à participer ou à s’unir d’intention à notre prière de réparation, une messe qui sera célébrée à la cathédrale, jeudi 27 novembre 2014, à 9 heures. Chers diocésains, chers amis, je vous remercie pour votre dignité dans l’épreuve et pour votre amical soutien. »
Fallait-il ignorer la situation que vient de vivre la cathédrale de Strasbourg, sous prétexte de vouloir « offrir au Pape François(…) tout l’accueil, toute la sérénité et toute l’attention qu’il méritait »?
D’ailleurs quel accueil, alors qu’y a eu aucun accueil puisque le Pape François n’est pas venu rencontrer les fidèles de Strasbourg ? La sérénité est-elle de mise quand la cathédrale a été profanée et que ces actes graves se multiplient en France dans l’impunité? Quant à l’attention portée aux paroles du Pape, elle fait malheureusement découvrir une énormité et un manque. Une énormité: parler de « la famille unie, féconde et indissoluble » ! C’est le couple, pas la famille, qui est uni, fécond et indissoluble (Aux enfants il est dit: Tu quitteras ton père et ta mère) ! Quelle confusion lamentable! Un manque : pas un mot pour la défense du mariage lui-même, qui repose sur le couple homme-femme et qui doit vivre dans la fidélité. Quand on sait que l’Europe, à qui le Pape s’adressait, est justement aux avant-postes de l’attaque du couple ! Or là réside le salut de la société, car là est la protection des enfants qui ont droit à l’amour d ‘un père et d’une mère, unis indissolublement, là est la protection des personnes âgées qui seront de plus en plus abandonnées avec la rupture des couples de la génération en-dessous, là est la survie et le bonheur des plus faibles, des malades, des handicapés .
En réalité, quel beau témoignage cela aurait été pour toute l’Europe de voir le chef de l’Ēglise venir prier dans la cathédrale profanée, quel témoignage de foi en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie abritée dans la cathédrale. Et quelle perte, quel vide est creusé, dans cette triste circonstance, par l’absence de tout geste et de toute parole venant de son représentant sur terre! Pauvre Ēglise, pauvres chrétiens, pauvre France, pauvre monde…
Nous sommes de tout cœur avec vous , Monseigneur Grallet et tous ceux qui se trouvent dans la Cathédrale de Strasbourg , ( également en union de prière pour ceux qui ne peuvent y être).
Cette messe de réparation doit avoir lieu , que Dieu nous pardonne l’offense , la vulgarité , le sans gêne, et profanation de son lieu sacré , par cette femme….. Elle ne respecte rien et elle ne se respecte pas , elle se salit elle même.
De telles actions laissent sans voix , sans mots ; la tristesse des chrétiens est immense , tout cela à la venue de notre pape François en France. Comment peux t-on laisser agir de telles personnes ? Si la France ne peut défendre de tels gestes se produire , que fera t- elle dans les situations de grandes ampleurs.
Soyez en certain que nos prières vous accompagnent , nous sommes avec vous dans cette épreuve , comme dans toutes celles , que le monde traverse ( destructions des lieux sacrés , persécutions , violence de toutes sortes )
Bien-sûr que nos prières sont une arme silencieuse , mais il y a un temps où l’action est de mise : se mettre ensemble , tous les pays , afin de mettre un terme à toute violence , à toute profanation , en un mot
( le respect ) respect de tout être humain.
Bonne et sainte Célébration , Union de prière avec notre pape François , que Dieu le protège et le bénisse.
Le pape n’est pas venu en France mais en Europe pour défendre ses amis clandestins musulmans. Beaucoup d’hommes et de femmes d’église se moquent éperdument des lieux de culte, la preuve par leurs propos d’indifférence quand on démolit une église (Abbeville, etc).
non, justement de « telles actions ne laissent pas sans voix ».Que faites-vous du droit pénal, dans ce cas ?
@Bertrand: est-il si compliqué de comprendre que la visite du pape n’était pas en France, mais auprès des institutions européennes? Que protocolairement c’est très différent? Que s’il avait mis le pied dans la cathédrale de Strasbourg, ça aurait été une visite pastorale en France, ce qui n’a rien à voir. Le message pour cette visite était politique, destiné à des institutions politiques? Que ce soit frustrant, je le conçois bien. Mais il ne pouvait en être autrement.
Quant à la réaction différée de Mgr Grallet, elle n’avait pour but que de ne pas faire une publicité supplémentaire à cette fauteuse de trouble pendant la visite papale. La réparation nécessaire a eu lieu. Les protestations qui s’imposaient ont été faites. Et la loi concordataire qui s’applique en Alsace devrait conduire à une condamnation.
@Bertrand : Mon mari, mes enfants et moi partageons entièrement votre avis. Sans messe à la cathédrale la visite du Pape est lettre morte ! En réponse à la profanation de la cathédrale, le Pape aurait incarné le vrai défenseur de l’Eglise s’il avait lui-même fait cette messe de réparation, s’il avait lui même exhorté les parlementaire a exercé leur autorité et à cesser la destruction de la famille et la dénaturation du mariage soutenus par les légistateurs de l’Europe eux-mêmes ! Dans le fond, le pape François plait aux médias et au monde car il est du monde ! Peut-on servir Dieu et le diable ?
C’est bien, mais cela ne suffit pas.
Mgr Grallet semble oublier que l’Alsace-Moselle est concordataire. En tant « qu’autorité publique », il doit aussi demander au Parquet d’engager une action publique
(lire par exemple, le commentaire de Me de Castelnau dans « Causeur » publié hier ; et l’on ne se bouchera pas les yeux et les oreilles lorsqu’il se dit « mécréant »).
En outre, si l’on a foi au Christ-Roi, il faut aussi qu’IL règne sur la terre et donc qu’il se fasse connaître publiquement pour que Ses droits soient respectés. C’est le sens même de cette action pénale qui doit impérativement compléter cette messe de réparation, si légitime soit-elle.
Le problème, c’est que pour la majorité des évêques, en France, le droit c’est un petit peu ces miettes que l’on jette aux petits chiens, mais on sait dans les Evangiles, ce qu’en pense et dit le Christ.
Mettons, Monseigneur, ma soeur, dans les plateaux d’une balance, d’un côté les curés pédophiles et de l’autre cette mignonne Femen… Je ne vois plus bien qui profane quoi ou plutôt qui…
Le Seigneur, soyez en sûrs, fait la part des choses et préfère de loin la Femen aux pharisiens profanateurs d’enfants. Bon, vous deviez sortir ce communiqué, c’est fait. Passons à autre chose…
Et vous où vous situez vous ? Des curés, Une femen ? C’est un raccourci très raccourci au vu de tout ce qui se passe dans les églises comme profanation ! Vous pesez mal Monsieur et ne parlez pas au nom du Seigneur surtout pas !
Avez-vous vu, bien vu les vidéos de la profanation qui a eu lieu lundi 24 novembre 2014 à la cathédrale de Strasbourg ?
Mgr Grallet essaie d’être « gentil », il n’est pas certain que cela profitera à l’Eglise.
Mgr Grallet SAIT, il SAIT très bien ce qui s’est passé : les femens et les journalistes excités se sont donné RENDEZ-VOUS dans la cathédrale pour donner à cette profanation le plus grand retentissement possible.
Comment peut-on croire que les médias n’aient pas été avertis ? Regardez bien la scène avec cette fille dénudée, déguisée – selon une figure bien connue… – avec sa couronne de fleurs, se trémoussant et s’exhibant comme dans un lupanar avant les festivités collectives. Regardez les journalistes se réjouissant de cet acte infâme et du scandale qu’il provoquera…
Qui sont les COMPLICES ? Mgr Grallet a-t-il envie de le savoir, je lui pose publiquement cette question par ce message ?
Qui a été prévenu ? Comment ce coup médiatique a-t-il été préparé et avec la complicité de quels individus ?
Saura-t-on jamais la réponse ?! Quand cesserons-nous d’être naïfs, au nom du Ciel ?! +++
Le DROIT LOCAL alsacien-mosellan sera-t-il appliqué ?
Oubli :
Je viens de lire, à propos de cette profanation, un article de Causeur, qui mérite la plus grande attention :
Faites connaître et criculer ce lien :
http://www.causeur.fr/femen-le-parquet-de-strasbourg-fera-t-il-son-devoir-30349.html#
Le droit local en Alsace-Moselle, est en effet beaucoup plus strict pour la répression des profanations, un reliquat de lois napoléoniennes.
Extrait de Causeur :
« Ces dispositions ( des lois locales) furent maintenues après le retour à la France en 1919. L’article 166 du Code Pénal local réprime le blasphème et le 167 le trouble à l’exercice du culte. Le tarif prévu n’est quand même pas négligeable, trois ans de prison maximum. Il est vrai que la jurisprudence n’est pas extraordinairement abondante, mais l’État, par la voix du ministre de l’Intérieur, en réponse à une question écrite parlementaire, en a récemment réaffirmé les principes. »
Le Préfet et les élus assisteront ils à cet office ?
« Ils » devraient, en effet, concordat oblige, en Alsace-Moselle.
Mais il faut surtout que Mgr Grallet demande l’ouverture d’une procédure pénale (voir les messages des lecteurs, qui précèdent).
Je ne suis pas certain qu’il le fera parce que les évêques, en France, ont un tel mépris du droit, un mépris fait d’ignorance d’ailleurs, et en restent encore à cette prétendue « stratégie de l’enfouissement », dont nous avons vu les effets avec la « manif pour tous ». On veut bien faire « de la dévotion », ce qui est bien sans doute, mais on ne s’intéresse pas à l’exercice des libertés publiques, à l’évolution des droits fondamentaux (une dérive catastrophique aujourd’hui). Et pourtant, les évêques, ce que rappellent les textes du Concile Vatican II ont un devoir d’enseigner, de rappeler la doctrine : cela concerne AUSSI le droit.
On ne sait jamais : par nos prières, et si Dieu le veut, par un miracle, Mgr Grallet se décidera à utiliser la voie judiciaire pour la répression d’une telle profanation.
Mais en tout cas, on ne peut pas écrire comme fait « Riposte catholique » : « Mgr Grallet lave la profanation…. »
Ce serait « s’en laver les mains »…..et constituerait une nouvelle offense au Christ crucifié….
Merci à Colline. Votre témoignage m’a fait vraiment plaisir.
L’Europe ? Les institutions européennes ? = Sodome et Gomor – La Tour de Babel – La nouvelle Babylone !