Le récent entretien donné par Mgr Fellay datant du 3 octobre 2014 est intéressant à plus d’un titre. Si Mgr Fellay reconnaît la persistance de divergences doctrinales, notamment quant au rôle de Vatican II dans la crise de l’Eglise, il a estimé que le changement de pape à la tête de l’Eglise ne conduisait pas à une rupture des relations entre Rome et Menzingen. Tout en déplorant la “l’aggravation de la crise de l’Eglise”, à la suite notamment de certaines propositions tendant à admettre les divorcés remariés à la communion eucharistique, il a clairement affirmé que “ni eux ni nous ne souhaitons une rupture des relations”. Il ne semble donc pas que le pape François ait cessé d’accorder de l’attention à ce dossier, comme nous l’avions écrit. Il ne semble pas non plus que des discussions soient repoussées, discussions visant à une régularisation.
À cet égard, sur le mode envisagé des entretiens à venir, Mgr Fellay apporte une précision.
Que faut-il entendre par l’expression du communiqué du Vatican : « procéder par étapes » ?
“Le désir réciproque, à Rome et dans la Fraternité Saint-Pie X, de maintenir des entretiens doctrinaux dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens.”
Mais Mgr Fellay se place aussi au niveau de la résolution de la crise que subit l’Eglise actuelle: “la Tradition est la réponse à cette crise.”
“Mais puisque vous rappeliez tout à l’heure l’audience que m’a accordée Benoît XVI en 2005, je me souviens que je disais alors que nous voulions montrer que l’Eglise serait plus forte dans le monde d’aujourd’hui si elle maintenait la Tradition, – j’ajouterais même : si elle rappelait avec fierté sa Tradition bimillénaire. Je redis aujourd’hui que nous souhaitons apporter notre témoignage : si l’Eglise veut sortir de la crise tragique qu’elle traverse, la Tradition est la réponse à cette crise. C’est ainsi que nous manifestons notre piété filiale à l’égard de la Rome éternelle, à l’Eglise mère et maîtresse de vérité à laquelle nous sommes profondément attachés.”
La presse semble par ailleurs soulever la pondération de Mgr Fellay, constatant que ” dans ses propos au ton nettement plus modéré que par le passé, Mgr Fellay se garde de toute critique contre le populaire pape François.” Dans cet épineux dossier, on soulignera tant la prudence du pape François que celle de Mgr Fellay.
Je ne comprendrais jamais la FSSPX . Après avoir refusé la main tendue de Benoit XVI , elle se fait tout miel avec François …
Vous n’êtes pas le seul. On se croirait chez les fous en ce moment. Tant dans l’Eglise que dans le monde. La raison vacille…