Bar-sur-Aube compte 2 églises : Saint-Pierre et Saint-Maclou. Classées monuments historiques en 1840, les deux églises tentent de se maintenir. Début 1900, Saint-Maclou est passé sous la surveillance de Saint-Pierre. Les registres de catholicité sont communs. Saint-Maclou n’a plus d’autonomie. En 1941, l’église est fermée pour cause de sécurité. Dix ans plus tard se tient le dernier conseil paroissial.
Mardi 24 août, une réunion a eu lieu à Bar-sur-Aube. L’invitation a été lancée lors de la messe de dimanche à l’église Saint-Pierre. Le sujet : faut-il ou non désacraliser Saint-Maclou, la deuxième église de Bar-sur-Aube ? L’abbé Jean Brethé et Dominique Roy étaient dépêchés par l’évêché pour recueillir l’avis des Baralbins. Une dizaine de personnes étaient présente.
La fondation de cette église remonte à 1160. L’église est fermée au culte depuis une soixantaine d’années. Alors pourquoi se poser la question de sa désacralisation seulement maintenant ? «Il y a eu une demande du maire», répond-on à l’évêché. Pourtant, l’Etat étant propriétaire des lieux de cultes construits antérieurement à 1905 (et l’Eglise seulement affectataire), c’est à lui de les entretenir. Chaque année, la municipalité injecte pas moins de 30 000 € pour colmater les brèches. Mais cela n’empêche pas l’église de tomber en ruines. Et l’évêque de laisser faire.
La première question à laquelle les chrétiens sont amenés à se prononcer est : y a-t-il un projet pastoral sur Saint-Maclou ? Peut-on rendre cette église au culte ? Non, car il n’y a plus assez de fidèles. L’idée de confier l’église à une communauté ou un institut sacerdotal ne vient pas à l’idée de ces gens. D’autres églises ont déjà été désacralisées dans le diocèse de Troyes – à Villenauxe et du côté d’Estissac par exemple. Néanmois, les fidèles sont partagés. L’abbé Jean Brethé précise :
« Les chrétiens souhaitent que Saint-Maclou reste debout. Mais ils voudraient être sûrs qu’on n’y fasse pas n’importe quoi« .
Si l’église est désacralisée, quel que soit le projet qui se présente derrière, la communauté veut conserver un « droit de regard » sur l’avenir de l’église. Il ne faut pas qu’elle y compte. Pour garder ce droit, il faut rendre l’église au culte. Dans quelques semaines, la question de la désacralisation sera à l’ordre du jour du conseil épiscopal. Une réponse de l’évêque est attendue «avant la fin du mois de septembre».