Malgré les difficultés et les derniers aléas qui ont ainsi limité l’accès de la procession à la seule place Saint-Pierre de Rome, le pèlerinage Ad Petri Sedem est resté un événement riche et fort. Alors que la messe prévue à la basilique Sainte-Marie-Majeure devait être une messe basse, elle a réuni un grand nombre de fidèles, soit presque 4000 personnes. En effet, il existe plus d’une trentaine de rangées qui compte chacune quinze places. Et en tenant compte des personnes dans les nefs latérales, on peut très largement dépasser les 3000 personnes.
Le refus d’accéder à Saint-Pierre de Rome est explicite
JUST IN: Letter Confirms Vatican Barred Annual TLM Pilgrimage from Entering St. Peter’s Basilica — https://t.co/4QImvPgyDy
A Sept. 30th letter from the Vatican Secretariat of State to the organizers of the annual Ad Petri Sedem pilgrimage, obtained by this journalist, confirms… pic.twitter.com/v4juSaW1Nw
— Diane Montagna (@dianemontagna) October 25, 2026
Comme l’a prouvé la journaliste Diane Montagna, il y a bien eu un refus explicite d’accès à la basilique Saint-Pierre de Rome. En effet, dans sa réponse au courrier de l’abbé Barthe daté du 8 septembre dernier, Mgr Paolo Rudelli, substitut aux affaires générales de la Secrétairerie d’État, a bien indiqué dans un courrier du 30 septembre qu’il n’était pas possible de donner une suite favorable à la demande des organisateurs du pèlerinage.
« Monsieur l’abbé, en réponse à votre lettre du 8 septembre, concernant le pèlerinage international Ad Petri sedem, je vous informe qu’il n’est pas possible de répondre favorablement à votre demande. Veuillez accepter, cher Père, l’expression de mon respect religieux et dévoué. »

Une telle décision étonne et entre même en contraste avec ce qui s’est fait précédemment, y compris sous le pape François, lequel avait même débloqué la situation en 2021, soit deux semaines avant la messe qui avait pu être célébrée sous les voûtes de Saint-Pierre de Rome.
Des explications peu convaincantes
Visiblement, il y a eu un cafouillage, car sur la fin, les autorités ont prétexté une incompréhension et affirmé qu’il était donc possible de trouver une solution, ce qui laisse sceptique au regard de ce qui a précédé. Pour beaucoup de commentateurs – allant bien au-delà des cercles « traditionnels »-, une solution pouvait être trouvée et l’accueil des pèlerins à Saint-Pierre de Rome n’était pas de l’ordre de l’impossible. Il suffisait de mettre de la bonne volonté.
Mais ce refus n’a pas découragé, ni même entraîné des sentiments acrimonieux chez les organisateurs et les pèlerins. Comme au cours des années précédentes, on constate toujours cet intérêt croissant pour la Tradition. De différents pays, ils sont venus, y compris de zones où les instituts traditionnels sont peu ou pas présents. Il y a ainsi une demande dans ces terres où les communautés ex Ecclesia Dei ou Summorum Pontificum ainsi que la Fraternité Saint-Pie X sont inexistantes.
Bref, il est certain que le pèlerinage se poursuivra l’année prochaine, dans un contexte que l’on ne peut qu’espérer serein et apaisé.
