On peut constater la très forte mobilisation de l’Église de France, y compris dans les paroisses, contre la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir votée en dernière lecture par les députés. Elle a été à la fois active et priante, avec de très nombreuses initiatives. Elle n’a échappé à personne et a pu même avoir des effets sur certains élus – des députés « macronistes » votant contre pendant toutes les lectures à l’Assemblée nationale. L’Église semblait à l’unisson, même si on peut noter des positions quelque peu différentes. C’est la Conférence des évêques de France (CEF), présidée par le cardinal Aveline, qui tenait fermement à la clause de conscience des établissements religieux engagés dans le soin, un élément auquel était également attaché le Premier ministre qui a ainsi saisi le Conseil constitutionnel en invoquant ce principe dans sa récente saisine publiée aujourd’hui sur le site du Conseil. C’est ce qui résulterait des échanges avec l’archevêque de Marseille, reçu à Matignon, lequel s’inquiétait de la liberté laissée aux établissements religieux après une éventuelle adoption du texte sur la fin de vie. D’autres évêques ont été dans une ligne plus combattive, comme on le voit dans certaines positions exprimées depuis hier. À suivre…
