Dans le bulletin de l’Aigle de Lyon – celui du prieuré saint Irénée de Lyon, pour février, un article de l’abbé Rampon sur la loi fin de vie :
« L’Église apporte un enseignement clair et satisfaisant sur la fin de vie. Il est permis de soulager les souffrances d’une personne, y compris par une sédation palliative. Il peut arriver que cette
sédation, en raison de l’extrême faiblesse du patient, entraîne son décès. Mais ce décès demeure accidentel, c’est bien le soulagement des souffrances qui était directement recherché.
Il n’existe donc pas de droit à l’aide à mourir. Il y a un ersatz, une apparence de droit. Tout comme une loi vient normalement constater l’existence d’un droit bon et objectif, tel le droit à éduquer ses enfants, de même une loi injuste vient constater un état de fait anormal et lui donne un semblant de légitimité.
Cet état de fait que la proposition de loi relative à la fin de vie vient constater, c’est le retour de notre société à la barbarie. Les belles intentions invoquées pour imposer cette loi ne peuvent cacher la réalité d’une société qui ne veux plus assumer la charge des personnes dépendantes et qui se condamne à son propre suicide ».

