Le diocèse de Maceio (est du Brésil) a publié il y a quelques jours (11 février 2026) une note concernant l’assistance à la messe traditionnelle. Le diocèse menace d’excommunication ceux qui participeraient à la messe traditionnelle en dehors du lieu autorisé par l’évêque.
En 2010 dans ce diocèse et malgré les dispositions de l’époque du Pape Benoît XVI concernant la messe traditionnelle (Motu Proprio Summorum Pontificum ce 2007), son prédécesseur, Mgr Antônio Muniz Fernandes, avait interdit toutes les messes dans l’ancien rite romain dans son diocèse.
Note de l’Archidiocèse de Maceió
L’Archidiocèse de Maceió informe les fidèles résidant sur son territoire que, s’ils souhaitent assister aux messes dites « tridentines », ou à celles célébrées selon le Missel romain de saint Pie V, promulgué par le pape saint Pie V en 1570, en latin, seul le lieu autorisé est la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, à la Santa Casa de Misericórdia de Maceió.
Nous précisons que cette liturgie est toujours célébrée le dimanche à 10h00 par le Père Cícero Lenisvaldo Miranda da Silva, du clergé archidiocésain.
Cette dérogation a été accordée par l’Archevêque de Maceió, Dom Carlos Alberto Breis Pereira, OFM, avec l’approbation du Saint-Siège.
Cette liturgie n’est autorisée en aucun lieu, religieux ou non, ni au sein d’aucune association civile. Conformément aux canons 751 et 1364 § 1 du Code de droit canonique en vigueur, la célébration de la messe selon l’ancien rite, en un autre lieu, sera considérée comme un acte de schisme public, entraînant l’excommunication automatique.
Voyons :
Canon 751 – On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne; schisme, le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis.
Canon 1364 § 1 – L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ, restant sauves les dispositions du can. 194, § 1, n. 2 ; il peut de plus être puni des peines dont il s’agit au can. 1336, 1, nn. 2-4.
Fidèles à Dieu, puissions-nous avoir la ferme conviction de maintenir la communion de l’archidiocèse de Maceió avec le Saint-Siège apostolique.
Maceió, le 11 février 2026
Mgr José Everaldo Rodrigues Filho Vicaire judiciaire
