Dans L’Homme nouveau, le philosophe Thibaud Collin dénonce la légitimation théologique de l’homosexualité :
Portée par la valorisation de l’homosexualité dans les sociétés dites évoluées, la revendication de sa normalisation dans l’Église est exprimée aujourd’hui par des théologiens reconnus. L’exemple récent d’un numéro de la Revue d’Éthique et de Théologie morale, montre le péril de ces « avancées » qui égarent les personnes concernées dans une voie détournée, leur ôtant la possibilité donnée à chaque chrétien de s’offrir totalement à Dieu. La reconnaissance de l’homosexualité demeure aujourd’hui l’un des horizons essentiels de lutte du progressisme ecclésial. Un des verrous fondamentaux de cette légitimation est l’affirmation du Catéchisme de l’Église catholique selon laquelle « les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ». Un puissant lobby de pasteurs et de théologiens milite ouvertement pour faire sauter un tel verrou. Une des dernières manifestations de cette tendance dans le champ francophone est le numéro que la Revue d’Éthique et de Théologie morale consacre au sujet sous le sobre titre Homosexualité – Questions éthiques et pastorales avec des articles des dominicains Laurent Lemoine et Philippe Lefebvre et des jésuites Alain Thomasset et Bruno Saintôt.
Un documentaire de Nathan Lautier et Adrien Giraud, diffusé en octobre sur ARTE, intitulé « Des prêtres gays brisent le silence », souligne que depuis quarante ans, des dizaines de prêtres se réuniraient au sein d’un groupe confidentiel pour parler de leur homosexualité. Désormais, ils veulent faire bouger les choses et être reconnus. Pour la première fois, ils ont ouvert leur porte à une caméra.
Sur Linkedin, des prêtres « likent » ce documentaire comme le père Benoît de Maintenant, responsable des vocations jésuites pour l’Europe, ou le père Goujon, directeur d’une revue jésuite, sans parler du militant Jean-Michel Dunand, animateur en pastorale scolaire.
