Dans le diocèse de Mende, Gabriel Bonnefoy a été ordonné diacre en vue du sacerdoce fin 2025.
Interrogé par la presse locale s’il porterait la soutane une fois ordonné, il a répondu par l’affirmative : « Objectivement, l’Église demande aux prêtres et aux diacres en vue du presbytérat d’avoir un signe distinctif. Je le vis personnellement comme une forme d’obéissance à ce que demande l’Église. Je crois qu’aujourd’hui, il y a un enjeu énorme à être visible, parce que nous sommes dans un monde de communication, où les gens ont besoin de voir. Beaucoup de personnes ne me connaissent pas physiquement. C’est important qu’elles puissent repérer qu’il y a un prêtre, pour aller lui parler, lui poser des questions, lui confier un besoin. J’ai beaucoup d’amis prêtres qui portent la soutane ou le col romain et qui sont arrêtés dans la rue : des discussions naissent ainsi, et c’est très beau. Être prêtre, être donné à tous, c’est aussi accepter d’être arrêté à n’importe quel moment, peut-être au moment où cela nous dérange, parce qu’on est donné. Pour cela, il faut être visible, pour être donné à tous. Je ne vois pas du tout le port de la soutane comme un réflexe identitaire ou un retour en arrière. Pour moi, c’est précisément pour être proche des gens que je porterai un habit ».
