Le 10 décembre dernier, le supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), l’abbé Luis Gabriel Barrero, a rencontré le pape Léon XIV à l’occasion d’une audience générale. C’est dans ce cadre que le supérieur général de l’IBP a présenté au pape l’institut, mais aussi sa contribution à la question liturgique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du pèlerinage jubilaire de l’IBP au sein duquel ont été franchies les Portes saintes et célébrées plusieurs cérémonies au sein des basiliques majeures romaines.
Source: page Facebook de l’IBP

Je me rappelle très bien qu’en 1988 lorsqu’il était curé de St Nicolas du Chardonnet, l’Abbé Laguérie fondateur de l’IBP était un des plus fermes soutiens de Mgr Lefebvre et n’avait pas de mots assez durs pour les prêtres de la Fraternité St Pierre.
Depuis il a fait un virage à 180 degrés.
Quel retournement.
En 1988, on était pas en 2006. L’intéressé n’a jamais ressenti cela comme un reniement.
L’abbé Barrero a été formé à La Reja et ordonné au sein de la FSSPX. Il est colombien et a oeuvré au Chili, mais comme prêtre diocésain en rupture avec la FSSPX. Va t-il pouvoir expliquer à Léon XIV ce qu’est la Tradition ? Le Saint Père se renseigne auprès des périphéries : Mgr Rifan puis l’abbé Barrero. On reste entre sud américains. Il aurait un avis plus tranché s’il s’adressait à l’abbé Barthe, par exemple. Mgr Rifan est un exemple atypique. Campos est un mini diocèse au sein de la province de Rio de Janeiro qui n’est pas la plus étendue du Brésil. Il y a un évêque diocésain de Campos qui n’est pas Rifan. Rifan est est exceptionnellement évêque de son Administration apostolique personnelle St Jean Marie Vianney. C’est un cas unique. Je crois me souvenir que Mgr de Castro Mayer était évêque diocésain de Campos, tout simplement. Quant à l’IBP c’est l’oeuvre exclusive de l’abbé Philippe Laguérie, mais dont il s’est fait déposséder tout en y restant. L’IBP est de droit romain ce qui permet à ses prêtres de siéger dans le Choeur à Chartres lors du pélé de Pentecôte. Apparemment Léon XIV réfléchit à tout cela.
Mgr de Castro Mayer était évêque de Campos jusqu’en 1981, puis il a été remplacé par un évêque qui a fait le « ménage » dans le diocèse. Mgr Navarro a ainsi imposé le Missel de 1970. Mais en 2002 lorsque l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie Vianney a été créée, Mgr Navarro, devenu alors évêque de Nitéroi était même présent à la cérémonie de « réconciliation ».
Oui M Vaas je suis d’accord avec vous mais il faut reconnaitre que l’Abbé Laguérie on ne l’entend plus beaucoup alors qu’il aurait du crier son indignation pendant le pontificat de François.
Du temps ou il était à St Nicolas du Chardonnet croyez moi on l’entendait y compris dans les média.
Vous êtes injuste. Il me semble que l’abbé Laguérie a bien réagi face à François: je garde en tête sa critique du pape François lorsque ce dernier, dans Evangelii Gaudium, accusait les confesseurs de se comporter comme si le confessionnal était une « salle de torture ». L’abbé Laguérie avait vivement réagit. On peut citer ce cas et d’autres.
Oui, objectivement il a pris un sacré coup sur la carafe. Saint Eloi de Bordeaux c’était son bébé qui le vengeait de l’échec de Saint Germain l’Auxerrois. Puis il y a eu les conjurations internes avant l’éjection finale. Je l’admire d’être resté silencieux dans son cher IBP. Il a bien poussé quelques rugissements récemment au Club des Hommes en Noir mais pour lui les combats sont terminés. Sincèrement merci M l’abbé Philippe Laguérie.
Il faut aussi préciser que Mgr de Castro Mayer fut au concile un des évêques les plus actifs au Coetus Internationalis Patrum avec Mgr Lefebvre. Ensuite il fut le seul évêque diocésain à garder la Tradition (sur les centaines d’évêques du Coetus Internationalis Patrum). En 1983 et en 1985 1986 il signa des textes avec Mgr Lefebvre pour dénoncer les hérésies qui se propageaient dans l’Eglise suite à Vatican II.
En 1988 il fut présent à Econe pour les sacres d’évêques.
S’il y avait eu davantage d’évêques qui avaient agi comme Mgr de Castro Mayer la situation actuelle serait moins dramatique.
Le Coetus a dû compter au maximum 200 évêques. Son diocèse a eu la particularité d’avoir conservé le Missel traditionnel, ce qui peut surprendre, notamment sous le Pontificat de Paul VI, sans difficultés. Mais sans interdire la nouvelle messe dans son diocèse: les prêtres qui la disaient n’étaient pas persécutés, ce qui est à noter.
Mgr de Castro Mayer refusa la nouvelle messe pour des raisons doctrinales. Il écrivit des lettres à Paul VI : en 1969 au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle messe et en janvier 1974. « Au fil des années, a pris forme dans mon esprit la conviction que Vos actes officiels n’ont pas, avec ceux des Pontifes qui Vous ont précédés, cette consonance que j’ai voulu y voir de toute mon âme. ( voir Porte Latine pour lecture intégrale).
Mgr de Castro Mayer fit expulser de son diocèse des congrégations progressistes.
Enfin il est déplorable que des évêques comme Mgr de Proença Sigaud ou Mgr Carli qui au concile étaient des piliers de la défense de la Tradition ( fondateurs du Coetus Internationalis Patrum) aient ensuite accepté et appliqué dans leurs diocèse les réformes conciliaires.
Il a été octroyé à l’Administration Saint Jean Marie Vianney l’usage exclusif de l’ordo de 1962. Et pourtant Mgr Rifan admet clairement que son Administration est biritualiste Pie et Paul. Ayons une pensée charitable pour Mgr Licinio Rangel, sacré évêque en 1991 par trois évêques FSSPX, qui rend un service à Ecône en ordonnant toute une génération de prêtres FSSPX dont les abbés de la Rocque et de Cacqueray, mort à 66 ans à Campos après avoir demandé pardon et avalé sa barrette pour céder sa place à Mgr Rifan