Lors du consistoire des cardinaux les 7 et 8 janvier dernier le pape Léon XIV a rappelé l’importance d’écouter les victimes :
« «L’abus lui-même cause une blessure profonde qui peut durer toute la vie; mais souvent, le scandale dans l’Église est dû au fait que la porte a été fermée et que les victimes n’ont pas été accueillies, accompagnées par la proximité de véritables pasteurs», a déclaré le Pape.
Il a cité le témoignage d’une victime qu’il avait reçue :
«Elle m’a dit que ce qui était vraiment le plus douloureux pour elle, c’était précisément qu’aucun évêque ne voulait l’écouter. Et donc là aussi: l’écoute est profondément importante», a souligné le Pape Léon XIV.
Il ne reste plus qu’aux cardinaux qui ont assisté à ce consistoire à transmettre les paroles du Souverain Pontife à certains évêques qui ne veulent toujours pas, quatre ans après la CIASE ou dans des pays voisins de la France, entendre parler des victimes et de la lutte contre les abus. Ces mêmes évêques qui entendent « rester fidèles au Pape » en persécutant tels ou autres chrétiens jugés différents, et qui lui désobéissent carrément sur la question de la lutte contre les abus, sexuels ou spirituels.
