Mgr Turini, évêque de Montpellier, communique au sujet d’une session fin janvier dans le diocèse, basée sur les révélations privées à Luisa Picarretta :
Une session est programmée du 31 janvier au 1er février 2026 à Saint-Joseph de Mont-Rouge, sur le thème « Vivre dans la divine volonté ». Elle se base sur les révélations reçues par Luisa Piccarreta.
Un certain nombre de réactions remontées jusqu’à moi me conduisent à préciser la position de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 3 décembre 2024 concernant cette mystique.
Je le fais afin d’éclairer le discernement de celles et ceux qui comptent y participer.
1. Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi n’a constaté aucune erreur doctrinale dans ses écrits, de nature à en empêcher la divulgation.
2. Après la mort de Luisa Picarretta, une prolifération incontrôlée de ses écrits s’est répandue dans le monde entier, écrits souvent traduits et manipulés avec des interprétations hétérodoxes, caractérisés parfois par une dévotion inconsidérée à Luisa Piccarreta.
3. Pour éviter le danger d’une interprétation trompeuse de la spiritualité de Luisa Piccarreta, ce même Dicastère a recommandé au Postulateur de la Cause, en collaboration avec l’archevêque de Trani (diocèse de Luisa Piccarreta), de veiller avec soin à l’édition officielle typique et critique de ses écrits, avec une introduction ou une préface appropriée, et avec des notes mettant bien en évidence l’importance de l’amour miséricordieux de Dieu. Tout cela, dans le but de transmettre une interprétation correcte de la figure historique et charismatique de Luisa Piccarreta et de sa spiritualité.
Avec ces précisions officielles, j’espère dissiper les craintes des uns et les interrogations concernant les écrits et la spiritualité de Luisa Piccarreta.
+Norbert Turini,
Archevêque de Montpellier
La position de l’archevêque de Montpellier tranche avec la prudence recommandée en février 2024 par l’évêque de Nice, qui lui aussi cite le Saint-Siège :
« Le Saint Siège nous invite à être prudent concernant certaines difficultés relevées dans ses écrits: difficulté théologique (une conception de la Divine Volonté trop mécanique et obsessionnelle ne semblant pas laisser à l’homme la possibilité d’exercer son libre arbitre), difficulté christologique (une doctrine de la réparation et de la spiritualité victimale n’intégrant pas le primat de l’amour miséricordieux, immérité et inconditionnel de Dieu et risquant d’annuler ou relativiser l’offrande libre et gratuite du Rédempteur), et difficulté anthropologique (une spiritualité marquée par un pessimisme sur la nature humaine avec peu de références à la résurrection du Christ, à l’espérance chrétienne, à la grâce sanctifiante, à la bonté de la création et à la communion ecclésiale) [précisions soulignées par la Commission doctrinale].
