Un prêtre du Tarn, le père Gilles Marie a témoigné jeudi 18 septembre au procès des militants d’Ultime liberté et du docteur Bernard Senet. Il raconte avoir lui-même aidé son père à mourir.
Vêtu de sa soutane, le père Gilles Marie témoigne dans le prétoire. C’était en 2011 : son père atteint d’un cancer en stade terminal le supplie d’abréger ses souffrances. Un acte « schizophrénique », dit-il, pour un homme d’Eglise :
« Quand je suis bien, je me dis psychologiquement, je me dis que j’ai posé l’ultime acte d’amour que je pouvais poser, mais quand je ne vais pas bien, je me dis aussi que je l’ai tué avec tout ce que ça peut avoir de négatif et culpabilité. »
Maître Bedossa, l’avocate du médecin, lui demande : « et Dieu dans tout ça ? ». « Mon église est celle des souffrants », répond père Gilles Marie. « Je prêche pour la dignité, l’amour du prochain.»
Le prêtre a prévenu sa hiérarchie de son intention de témoigner au procès d’Ultime Liberté.
A-t-il été sanctionné ?
