Lu dans Le Parisien de dimanche dernier :
« Depuis quelques semaines, les supérettes parisiennes font des heures sup le dimanche après-midi même si la loi du 10 août 2009 n’autorise l’ouverture dominicales des commerces alimentaires que jusqu’à 13 heures…
« Pour le moment, le phénomène est difficilement quantifiable, réagit le cabinet de Lyne Cohen-Solal, l’adjointe de Bertrand Delanoë chargée des commerces. Mais il existe ! Les ouvertures fleurissent ça et là, différentes enseignes dans différents quartiers. » Seul Monoprix accepte de donner des chiffres : « Depuis début 2010, dix Monop’ – c’est-à-dire les petites surfaces consacrées à l’alimentaire – ouvrent le dimanche, explique l’enseigne. Nous réfléchissons déjà à de nouvelles ouvertures. »
(…) ces ouvertures dominicales sont en fait interdites par la loi (*). « Cette situation nous préoccupe en effet beaucoup, réagit Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT-Commerce Paris. Nous avons pris des contacts avec des élus parisiens pour recenser ces commerces. Et nous pourrions ensuite envisager des actions devant les tribunaux. »
Contactée à ce sujet, aucune des enseignes ouvertes le dimanche n’a souhaité réagir. Ni la préfecture de Paris chargée de faire respecter cette loi. »
Comme pour l’exception d’avortement légalisée en 1975, l’exception de travail dominical est en train de devenir la règle. Exactement ce que craignaient les défenseurs du repos dominical.
(*) Seules les petites épiceries peuvent ouvrir 7 jours sur 7, leurs propriétaires ne faisant travailler qu’eux-même ou leurs familles. Les supermarchés, s’ils sont contrôlés un dimanche après-midi, risquent 7 500 euros par entreprise. Une somme multipliée par le nombre de salariés présents dans le magasin. Ceci à condition que l’inspection du travail… fasse son travail.
Arthur Leroy