C’est Le Pèlerin qui fait état du ressenti de certains fidèles proches de la Fraternité Saint-Pie X à l’égard du pape Léon XIV, qui arrivera sur le sol français demain matin.
Voici quelques extraits:
Malgré de profondes divergences avec le pape François, ils gardent de lui le souvenir d’un homme « accessible », comme le résume Benoît. Sa décision en 2021 (motu proprio Traditionis Custodes) de durcir les conditions d’usage de l’ancienne liturgie a ébranlé les fidèles de la FSSPX. « Cela a réactivé les divisions », note Jean. Jacques-Régis en a gardé une incompréhension : « On a senti que l’ancien missel devait disparaître parce qu’il attaquerait l’unité de l’Église, et que, nous-mêmes, nous étions voués à la disparition. »
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Chez ces fidèles, le lien à la figure du pape reste fort. Jacques-Régis l’explique : « On a l’impression d’une injustice et cela crée de la tristesse avec plus ou moins d’amertume, mais pas de résignation. Car le pape reste le pape. J’espère de sa part, comme pasteur, un signe de compréhension de ce que veut dire l’attachement à la tradition. Mais ce voyage en France sera-t-il le bon moment pour poser un tel signe ? » Ian évoque, lui, « le sentiment de vivre une épreuve surnaturelle dont nous ne comprenons pas tout ».
Une visite bien accueillie
Mais la venue du pape est aussi vue comme un appui fort aux catholiques de France, dans un contexte de sécularisation, notamment sur le plan législatif, comme on l’a vu récemment avec le texte sur la fin de vie qui inscrit le suicide assisté dans le Code de la santé publique:
Que le pape fasse ou non un geste à leur égard, ils voient dans sa visite un soutien pour le catholicisme français. « On a l’impression d’avoir perdu tous les combats juridiques, on se sent un peu étouffés. Sa visite va redonner de l’oxygène aux catholiques », commente Benoît. « La solution à nos problèmes n’est pas plus de laïcité mais plus de foi en Dieu », résume Ian.
Ils sont particulièrement sensibles à sa venue à Notre-Dame de Paris. Jean y voit un symbole : « J’avais vécu l’incendie comme un signe de dévastation, de presque disparition de la « fille aînée de l’Église ». Que Notre-Dame ne soit pas tombée, qu’elle ait été reconstruite, je le vis comme un message d’espoir pour notre temps. Parmi mes connaissances, mes collègues, de nombreuses personnes sont sur un chemin de foi, reviennent au catholicisme. Le voyage du pape vient confirmer cela. »
Source: Le Pèlerin
