L’archevêque de Westminster, Mgr Richard Moth, s’est exprimé sur les questions liturgiques dans un entretien donné au site du National Catholic Register: il aborde notamment le Motu Proprio Traditionis Custodes, mais aussi la place de l’adoration eucharistique dans l’Église. Voici l’extrait en question:
Il y a beaucoup d’inquiétude, comme vous le savez, dans un secteur de l’Église petit mais croissant concernant la messe latine traditionnelle et les restrictions du Vatican à son égard. Quelle est votre approche de Traditionis Custodes et de ces restrictions continues ?
Encore une fois, c’est tôt pour moi ici, mais dans mon ancien diocèse, j’ai regardé cela du point de vue du besoin pastoral. Et je l’ai mentionné à des occasions précédentes avec les médias, que lorsqu’il y a un besoin pastoral, alors j’en ferais l’argument. Et certainement, dans mon dernier diocèse, je peux honnêtement dire, main dans le cœur, que nous avons répondu à ce besoin pastoral.
Dans quelle mesure voyez-vous beaucoup des problèmes d’aujourd’hui dans l’Église en raison de la perte de la centralité du Christ dans la liturgie, que l’Église est devenue plus centrée sur l’homme que centrée sur Dieu ?
Le Christ doit être au centre de la vie de chacun, absolument. Je ne peux pas dire que ce que vous décrivez est mon expérience ; je ne le pense vraiment pas. Je suis d’accord avec ceux qui diraient que nous avons besoin d’un plus grand sens du transcendant dans notre célébration liturgique. Je ne serais pas en désaccord avec ça. Encore une fois, je crois que c’est parfaitement possible en utilisant la Missa Normativa. […] L’une des choses que l’on a vues ces dernières années est un intérêt et une dévotion accrus pour l’adoration du Saint-Sacrement. C’est vraiment le Christ au centre, en particulier chez les jeunes. Nous avons des mouvements comme Youth 2000, par exemple, qui sont entièrement centrés sur l’adoration eucharistique. Ce sont des éléments merveilleux et positifs de la vie de l’Église.
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