Selon Mgr Salvatore Cordileone les restrictions du pape François sur la messe traditionnelle ne peuvent être maintenues à long terme : « Pour être honnête, je ne pense pas que ce soit réaliste… cela est inarrêtable. C'est ce qui attire les jeunes…» pic.twitter.com/98srTDSehH
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) August 2, 2026
Face aux polémiques qui fleurissent sur le cardinal Roche, qui estime que le pape n’a pas l’intention de supprimer Traditionis Custodes, Mgr Salvator Cordileone, archevêque de San Francisco et nouveau membre du Tribunal suprême de la Signature apostolique, a aussitôt réagi.
Voici un extrait de l’entretien donné au journaliste Raymond Arroyo:
Raymond Arroyo : Mgr, il y a quelques semaines, le 2 juillet, vous avez conféré des ordres de sous-diaconat et de diaconat à 14 séminaristes de l’Institut du Christ le Roi – c’est un institut traditionaliste. Vous proposez régulièrement l’ancien rite, et à la suite des consécrations au sein de la la FSSPX, qui ont conduit à des excommunications des responsables de la FSSPX, vous avez publiquement appelé à citer « un accès plus plus facile à la forme traditionnelle de la messe » afin que les fidèles soient moins enclins à rechercher la messe traditionnelle illégalement. Maintenant, de nombreux prêtres et évêques demandent un assouplissement des restrictions du pape François. Pourtant, aujourd’hui, dans un nouvel entretien, le cardinal Arthur Roche, qui est à la tête du Dicastère pour le culte divin au Vatican, déclare au Tablet que le pape Léon ne va pas changer Traditionis Custodes, et qu’il ne retournera pas au Summorum Pontificum – c’était la décision du pape Benoît XVI qui a permis une plus grande liberté de la célébration de l’ancien rite. Mgr, votre réaction à cela ?
Mgr Salvatore Cordileone : Je ne sais pas à quel point il connaît l’esprit du Saint-Père, mais je pense qu’une chose qui est claire pour tout le monde est que le Saint-Père veut rassembler tout le monde. Il est tout pour l’unité. Ma préoccupation est que si ces restrictions restent en place, comme je l’ai dit dans ma déclaration, les gens auront le sentiment qu’ils n’ont pas le choix de trouver où ils font l’expérience d’être nourris spirituellement d’une manière plus traditionnelle que l’Église vénère – ils doivent sortir des institutions et des communautés officiellement approuvées, et ils le feront. Je pense donc qu’il y a une préoccupation pour l’unité des deux côtés. Premièrement, si les restrictions sont en place, les gens iront alors dans ces autres groupes qui ne sont pas en pleine communion avec le siège de Rome. Mais s’ils sont autorisés généreusement, nous devons nous assurer que les personnes qui accèdent à la messe sont en pleine communion en termes de croyance et d’acceptation des enseignements du Concile Vatican II. Notre expérience ici aux États-Unis – et je pense que dans d’autres pays aussi – est pour la plupart le cas. Je pense donc qu’avec quelques précautions, nous pouvons permettre un meilleur accès à la messe et maintenir l’unité au sein de l’Église
On peut lire tout l’entretien ici.
